Le gouvernement de la République démocratique du Congo a évalué à 6,6 millions de dollars américains les dégâts causés par la cession du bassin de rétention de la société minière CONGO DONGFANG INTERNATIONAL MINING (CDM), opérant sur le site CDM/Joli-Site, dans la ville de Lubumbashi, chef-lieu du Haut-Katanga.
Cette sanction financière, imposée par le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, vise à compenser les dommages matériels et humains résultant de cette pollution survenue le 4 novembre de l’année dernière.
La semaine dernière, le gouvernement a également annoncé le début des opérations de dépollution du site et d’indemnisation des habitants touchés.
Dans le cadre de ces opérations, plus de 670 personnes ont bénéficié de soins médicaux, 350 ménages affectés ont été assistés, et 7 forages ont été construits, tandis que 30 000 litres d’eau potable sont distribués quotidiennement.
Parallèlement, des opérations de dépollution, de pompage et de neutralisation des effluents ont été menées, ainsi que la construction d’un bassin de rétention de secours.
Malgré ces mesures, la société civile estime que le montant des réparations est « minimal » et « largement dérisoire » compte tenu de l’ampleur des dommages.
L’ONG IRDH réclame 100 millions USD d’indemnisation pour « l’exposition aux perturbateurs endocriniens, dont les dommages irréversibles au système hormonal présentent des risques transgénérationnels majeurs ».
Cette organisation plaide également pour la création d’un centre de référence spécialisé dans le diagnostic, le traitement et le suivi à long terme des pathologies liées aux activités minières.
Mont Carmel NDEO































































