Une véritable psychose générale s’installe dans les grandes villes des provinces démembrées du grand Katanga provoquée par une nouvelle sur un prétendu vol d’organes génitaux au contact d’un prétendu voleur mystique. Une rumeur qualifiée sans fondement par les autorités et les experts. Bien que la psychose soit une réalité sociale aux conséquences tragiques, le vol physique ou mystique des sexes relève du mythe urbain.
Une vague de panique secoue actuellement les provinces du Lualaba, du Haut-Katanga et du Tanganyika. Des individus affirment que leurs organes ont disparu ou rétréci après un simple contact avec un inconnu.
La rumeur a conduit à des actes de justice populaire. À Fungurume, deux personnes accusées de « vol de sexe » ont été lynchées, et un homme a été brûlé vif début mars 2026.
Les enquêtes officielles et les procès récents démontrent l’absence de réalité physique derrière ces accusations
À Kolwezi, le Tribunal de Grande Instance a récemment condamné une « victime » présumée à 15 ans de prison pour dénonciation calomnieuse ayant entraîné des troubles, tandis que le présumé voleur a écopé de 5 ans (probablement pour d’autres motifs liés à l’altercation).
Dans tout le cas, il y absence de preuve médicale, les autorités sanitaires et la police nationale soulignent qu’il n’existe aucune preuve scientifique ou médicale d’une disparition d’organes par contact.
Ce mythe, récurrent en Afrique subsaharienne, est souvent lié à une insécurité ressentie ou à des tensions sociales. La méfiance envers les inconnus se cristallise sur une peur irrationnelle de perdre son intégrité physique.
Le gouvernement et les autorités urbaines, comme le maire de Baraka ou la bourgmestre de Fungurume, avaient appelé la population au calme et à cesser de relayer ces allégations qui déstabilisent l’ordre public.
Le phénomène du prétendu « vol d’organes génitaux » dans le Grand Katanga particulièrement à Lubumbashi, Kolwezi, Fungurume et Kalemie, relève de la psychose collective et du mythe urbain, sans aucun fondement médical ou scientifique.
Ces crises surviennent souvent dans des climats de forte insécurité ou de méfiance sociale, où la rumeur devient un exutoire à une angoisse collective plus profonde.
La société civile affirme plutôt l’information après enquêtes et recoupement des informations, attribuant ce phénomène à l’exploitation de la matière minérale sous couvert des pratiques de la magie noire, et appelle à une vigilance accrue.
JAMES KABWE




























































