L’opposant politique Prince Epenge a été placé sous mandat d’arrêt provisoire (MAP), ce mardi 27 octobre, par le parquet de grande instance de Kinshasa-Gombe, selon ses avocats. Le président de l’ADD Congo et membre de la Coalition pour la défense de l’article 64 (C64) est poursuivi pour « propagation de faux bruits », en lien avec l’assassinat de Manassé Lomboto.
Transféré au parquet après avoir passé deux jours au Conseil national de cyberdéfense (CNC), Prince Epenge a été entendu par les autorités judiciaires.La procédure se poursuit dans le cadre de l’instruction de cette affaire.
Selon les informations communiquées par ses avocats, les poursuites engagées contre l’opposant portent sur des propos liés à l’assassinat de Manassé Lomboto.Les circonstances précises des faits qui lui sont reprochés n’ont toutefois pas été détaillées dans les éléments disponibles.
Depuis Rome, en Italie, le présidium de la Coalition pour la défense de l’article 64 a exigé la libération sans condition de Prince Epenge. Cette prise de position intervient alors que la procédure judiciaire visant l’opposant franchit une nouvelle étape avec son placement sous mandat d’arrêt provisoire. La C64, dont Prince Epenge est membre, réclame ainsi sa remise en liberté.
Le placement sous mandat d’arrêt provisoire intervient dans le cadre d’une procédure judiciaire dont les suites restent attendues. Cette mesure ne constitue pas, à elle seule, une déclaration de culpabilité.
À ce stade, les informations disponibles reposent notamment sur les déclarations rapportées de ses avocats et sur la position exprimée par la C64. La version des autorités judiciaires ainsi que les éventuelles observations du ministère public sur les faits reprochés n’ont pas été précisées dans les éléments communiqués.
L’évolution de la procédure devrait permettre d’en savoir davantage sur les charges retenues contre l’opposant et sur les prochaines décisions de la justice.
Le président de l’ADD Congo a été empêché de s’envoler pour Rome, où était prévu conclave de l’opposition les lundi 26 et mardi 27 octobre. Son passport a été également confisqué.
HERVÉ KABWATILA



























































