La crise salariale des fonctionnaires en République démocratique du Congo persiste, les salaires de février n’étant toujours pas intégralement versés, une situation attribuée à plusieurs facteurs structurels, techniques et conjoncturels.
Alors que la paie a débuté avec pompe le 25 février dernier, la première étape n’a concerné que les militaires et les policiers, pour d’autres catégories, c’est encore de l’espoir qu’ils se nourrissent quoique le salaire ait un caractère alimentaire au 16 mars 2026.
Le gouvernement reconnaît des difficultés à mobiliser les ressources nécessaires à temps, souvent dues à une faible pression fiscale et à l’incapacité de contrôler strictement le budget de l’État.
L’intégration de nouvelles unités (personnes travaillant sans être payées auparavant) et le maintien de retraités dans le fichier de paie ont provoqué une augmentation de 11 % de la masse salariale en 2026, ce que le FMI considère comme un risque budgétaire.
Une part importante des fonds publics est réallouée en priorité aux opérations militaires, notamment pour faire face aux conflits dans l’Est du pays.
La situation suscite de vives inquiétudes chez les fonctionnaires, qui font face à des difficultés pour couvrir leurs charges quotidiennes.
Pour remédier à cette situation, le Président a ordonné en février un audit complet de la paie publique par l’Inspection Générale des Finances.
JAMES KABWE





























































