Porteur d’un message d’apaisement, le président de la RDC Félix Tshisekedi, a conféré avec son homologue, Denis Sassou Nguesso après l’incident survenu en août 2026, à Makotipoko, localité de la République du Congo située non loin de celle de Yumbi, dans la province du Maï-ndombe.
Des militaires de la RDC auraient tenté de neutraliser une patrouille fluviale mixte composée de gendarmes et de marins de la République du Congo, après qu’un élément de cette patrouille a fait usage de son arme, provoquant la mort d’un jeune garçon au niveau de l’île Makoloko, située entre Makotipoko et Yumbi. Depuis lors, les tensions sont montées d’un cran notamment dans la presse Brazzavilloise.
À Brazzaville, les deux Présidents ont tablé sur la nécessité de privilégier le dialogue et la concertation dans la recherche des solutions durables.
À l’issue des échanges, Félix Tshisekedi a rappelé les relations historiques et de proximité géographiques qui unissent les deux pays.
Il a laissé entendre que le peuple du Congo Brazzaville et celui de Kinshasa sont un même peuple.
« À la population du Congo-Brazzaville qui a été la plus touchée dans ce drame que j’appellerai ainsi, je voudrais exprimer mes profonds regrets par rapport à cette situation et à la manière dont elle a pris la tournure. Si je suis venu justement, c’était aussi pour ça et surtout d’ailleurs pour ça, pour apaiser les esprits, rappeler que le peuple du Congo-Brazzaville et celui du Congo-Kinshasa sont un même peuple et que c’est totalement insensé d’en venir à de tels incidents », a déclaré le président Tshisekedi à la presse Brazzavilloise.
« Nous sommes un même peuple, nous avons la même culture. Nous sommes appelés à vivre ensemble », a-t-il ajouté.
Dans cet élan d’apaisement, la RDC entend également indemniser les victimes de cet incident.
« Parce nous sommes un même peuple, nous avons une même culture, nous sommes appelés d’ailleurs à vivre ensemble. La République du Congo va très bientôt ouvrir ses frontières à tous les Africains, c’est totalement insensé d’en arriver à des conflits frontaliers. Ça n’a pas de sens. Nous partageons 2400 et quelques kilomètres de frontières liquide et terrestre. Il faut ici planifier les choses en fonction de ce que la République du Congo va faire à partir de l’année prochaine et non pas aller dans des réflexes barbares qui n’ont vraiment rien à faire avec notre époque. Après que les deux délégations ont travaillé et rendu un rapport, nous tiendrons vraiment à rencontrer les victimes pour voir comment est-ce que la RDC va les indemniser parce que c’est de notre devoir de le faire », a-t-il conclu.
Au lendemain de l’incident de Makotipoko la ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba avait engagé des échanges avec les autorités de la République du Congo autour de la nécessité de préserver les relations entre les deux pays.
Malgré ce cadre d’échanges, les tensions ont persisté nécessitant le déplacement personnel du Président Tshisekedi.
La Rédaction




























































