Face à l’évolution de la maladie à virus Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), l’Université de Kisangani a décidé de suspendre temporairement les stages aux Cliniques universitaires pour une durée de 30 jours.Cette mesure intervient après la prise en charge d’un patient dont le diagnostic à Ebola s’est révélé positif et qui a succombé à la maladie. À la suite de cet épisode, des médecins stagiaires ayant participé à sa prise en charge ont été mis à l’écart.
La suspension des stages vise à limiter les risques d’exposition dans un contexte épidémiologique préoccupant.Toutefois, les modalités précises de cette mesure, notamment les conditions de reprise des activités pratiques, restent à préciser par les autorités universitaires et sanitaires.
L’alerte a été déclenchée aux Cliniques universitaires de Kisangani après la prise en charge d’un patient initialement soupçonné d’être atteint du virus Ebola. Le patient est décédé et les résultats des analyses ont confirmé une infection par le virus.
À la suite de cet événement, des médecins stagiaires ayant participé à sa prise en charge ont été mis à l’écart, une mesure qui pourrait s’inscrire dans le cadre des précautions sanitaires visant à prévenir une éventuelle propagation de la maladie.
Les raisons précises de cette mise à l’écart, sa durée ainsi que les modalités de suivi médical des personnes concernées n’ont toutefois pas été précisées dans les informations disponibles.
En suspendant les stages pour une période de 30 jours, l’Université de Kisangani entend prendre en compte le contexte sanitaire et les risques liés à l’exposition au virus dans un environnement hospitalier.
Cette décision soulève également la question de la continuité de la formation clinique des étudiants en médecine, dont l’apprentissage repose en partie sur la pratique hospitalière. La durée de la suspension pourrait ainsi avoir des répercussions sur leur calendrier académique, selon les dispositions qui seront prises par les autorités universitaires.
Il faut noter que, la maladie à virus de Ebola en RDC compte actuellement plus de 9 144 cas confirmés et 4 410 décès, dont 79 nouveaux cas en 24 heures
L’épidémie d’Ebola a franchi le cap des 9 000 cas en RDC. Selon le rapport de situation de l’Institut national de santé publique (INSP) arrêté au 12 octobre 2026, le cumul atteint 9 144 cas confirmés dans sept provinces et 65 zones de santé, pour 4 410 décès, soit un taux de létalité de 48,2 %.
Au cours des dernières 24 heures, 79 nouveaux cas ont été confirmés en Ituri, au Nord-Kivu, au Haut-Uélé et à la Tshopo. Au total, 2 418 patients sont guéris, dont 29 lors de la dernière journée, et 899 restent pris en charge dans les centres d’isolement et de traitement.
La pression est particulièrement forte au Nord-Kivu, où 89 % des lits sont occupés et où un nouveau centre de traitement doit ouvrir le 15 octobre à Musienene. Le suivi des contacts, à 77,6 %, reste loin du seuil requis de 95 %, notamment au Nord-Kivu (71,8 %). Si la vaccination des personnels de première ligne se poursuit en Ituri et au Haut-Uélé, le stock de vaccins est épuisé au Bas-Uélé.
HERVÉ KABWATILA



























































