En République démocratique du Congo (RDC), la mise en œuvre du nouveau Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG), fixé à 21 500 FC par jour (soit environ 7,5 USD au taux actuel) depuis janvier 2026, suscite de vives inquiétudes au sein du secteur privé.
La Fédération des Entreprises du Congo (FEC) sollicite officiellement un étalement de l’application de ce nouveau tarif. Le patronat souligne que le passage brutal de 14 500 FC à 21 500 FC représente une charge financière insoutenable pour de nombreuses entreprises, risquant de fragiliser leur santé économique.
Un argument majeur avancé par la FEC concerne l’effet de cascade sur l’ensemble de la grille salariale lors de la restitution du 37e Conseil National du Travail tenue du 16 au 20 février.
« Suite à plusieurs entreprises qui ont adressé des courriers assez alarmants auprès du ministère du travail sur le fait que l’application de 21 500 posait un problème dans beaucoup de secteurs. Aujourd’hui malheureusement si nous appliquons les chiffres tels quels, nous allons dans une hécatombe. » a déclaré John MWENDA coordonnateur du CNT
Et d’ajouter :
« Donc nous avons conclu le CNT sur deux points de vue. Le point de vue des entreprises est d’appliquer le SMIG par palier pour les autres secteurs. Ça veut dire on applique 16 500 dès le mois de janvier 2026, 19 500 dès le mois de juillet 2026 et pour chuter à 21 500 tel que annoncé par le président de la république dès le mois de janvier 2027. »a-t-il insisté
Si le SMIG du manœuvre passe à 21 500 FC, le salaire d’un cadre de collaboration pourrait atteindre 2 500 USD, un niveau jugé supérieur à certains standards européens et déconnecté des réalités économiques
Malgré ce plaidoyer, la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a réaffirmé la fermeté du gouvernement. Elle insiste sur le respect du Décret n° 25/22 qui actait déjà cette hausse en deux paliers (mai 2025 puis janvier 2026), avec pour objectif de protéger le pouvoir d’achat des travailleurs face à l’inflation.
Les discussions se poursuivent au sein du Conseil National du Travail, où les partenaires sociaux (Gouvernement, Employeurs, Syndicats) tentent de trouver un consensus sur les modalités d’application, notamment sur la gestion de cette tension salariale et la situation spécifique du secteur agricole (SMAG).
JAMES KABWE






























































