À l’occasion de la commémoration du génocide pour des gains économiques (Genocost), le Président de la République, Félix Tshisekedi a appelé à un devoir de mémoire, rempart contre le retour des atrocités en RDC.
Au Mémorial du Genocost à Kinshasa, le Chef de l’Etat a affirmé qu’« aucune vie ne saurait être réduite à un chiffre ». À ce titre, a-t-il précisé, la commémoration n’est « ni un appel à la haine ni une invitation à la vengeance ».
Sur le plan institutionnel, Félix Tshisekedi a annoncé l’entrée en phase opérationnelle du Musée national du Genocost, chargé de centraliser archives, témoignages et preuves afin de transmettre l’histoire à la jeunesse. Il a également demandé au gouvernement de budgétiser dès le prochain exercice la stratégie nationale d’appropriation pour permettre le versement des indemnisations dues aux survivants, qualifiant les réparations d’obligation de justice.
Dans cette même dynamique, le Chef de l’État a fixé une nouvelle orientation aux missions diplomatiques et consulaires de la RDC, appelées à porter une diplomatie de la mémoire, de la vérité et de la justice.
En parallèle, le président Tshisekedi a dénoncé l’« agression rwandaise » menée via des supplétifs de l’AFC/M23 dans l’Est du pays.
« Cette entreprise meurtrière, fondée sur une logique de conquête et de prédation, qui viole notre souveraineté, menace notre intégrité territoriale et bafoue le droit du peuple congolais à vivre libre et en paix sur la terre de ses ancêtres », a-t-il pesté.
Bien que le président Tshisekedi ait annoncé un musée du Genocost, la société civile déplore le silence face aux questions liées à la création d’un tribunal pénal international, la mise en place d’une commission vérité, l’ouverture de la base de données confidentielle du rapport Mapping, ou encore de nouvelles poursuites judiciaires.
Selon le Fonds national de réparation des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des victimes des crimes contre la paix et à la sécurité de l’humanité (FONAREV), plus de 1,2 million de personnes ont déjà été enregistrées dans le cadre du processus national d’identification des victimes de conflits en RDC.
Mont Carmel NDEO




























































