Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a exprimé ses préoccupations face à la faible exécution des projets financés par les partenaires techniques et financiers du pays.Cette question a été examinée lors de la 96e réunion du Conseil des ministres tenue vendredi à Kinshasa, à la lumière d’une analyse réalisée par l’Inspection générale des finances (IGF).
Selon le compte rendu présenté par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, le Chef de l’État a porté à la connaissance du Gouvernement les conclusions de cette évaluation portant sur la performance du portefeuille des projets soutenus par les bailleurs de fonds internationaux.
D’après les données de l’IGF, le portefeuille actif des projets financés par les partenaires techniques et financiers représente plus de 10,7 milliards de dollars américains.Toutefois, seulement 24,3 % des financements engagés ont été effectivement décaissés, laissant plus de 8,3 milliards de dollars disponibles sans impact concret sur le développement économique et social du pays.
« Sur un portefeuille actif de plus de 10,7 milliards de dollars américains, seuls 24,3 % des financements engagés ont été décaissés, laissant plus de 8,3 milliards de dollars américains disponibles, sans produire les effets économiques et sociaux attendus », a déclaré Patrick Muyaya.
L’analyse de l’Inspection générale des finances met en évidence plusieurs facteurs expliquant cette situation. Parmi eux figurent les lourdeurs administratives et procédurales, les retards dans la mobilisation des fonds de contrepartie par les institutions nationales ainsi que l’insuffisance du pilotage et du suivi des projets.
Pour les autorités, cette faible capacité à transformer les ressources mobilisées en investissements effectifs compromet l’efficacité de l’action publique. Elle risque également d’affecter la confiance des partenaires techniques et financiers qui soutiennent les programmes de développement du pays.
Face à ce constat, le Président Félix Tshisekedi a insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes de gouvernance, d’améliorer la coordination entre les différentes administrations concernées et d’accélérer l’exécution des projets afin de garantir une utilisation optimale des financements disponibles.
Cette évaluation intervient dans un contexte où la RDC cherche à accroître l’impact des investissements publics dans des secteurs stratégiques tels que les infrastructures, l’énergie, l’éducation, la santé et l’agriculture, afin de soutenir sa croissance économique et d’améliorer les conditions de vie de la population.
HERVÉ KABWATILA




























































