À l’ouverture de la session parlementaire de mars, le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde a passé au peigne fin la situation socio-économique de la République démocratique du Congo.
Dans son keynote, le speaker de la Chambre haute du Parlement a mis en avant les efforts du gouvernement pour stabiliser le cadre macroéconomique, consolider les réserves de change et réguler le marché des devises.
Cependant, il a déploré le chômage élevé des jeunes et l’érosion du pouvoir d’achat. De plus, il a mis en lumière le retard dans la paie des fonctionnaires et agents de l’État, ainsi que l’accès limité aux services sociaux de base appelant à des réponses structurelles, durables et inclusives.
« Le Sénat estime indispensable de consolider une dynamique de croissance soutenue, fondée à la fois sur la valorisation des opportunités offertes par la demande mondiale en ressources minières stratégiques, sur la diversification effective de notre économie, et sur le développement des secteurs de l’agriculture, de l’énergie et de l’industrie locale », a-t-il déclaré.
L’ancien Premier ministre a aussi reconnu la pression exercée par les impératifs sécuritaires sur les équilibres budgétaires du pays. Il a appelé à la gestion rigoureuse et rationnelle des ressources publiques en veillant à un juste équilibre entre les dépenses de sécurité et les investissements à fort impact social et économique, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé, et des infrastructures.
« Chaque franc mobilisé au titre des ressources publiques doit être affecté avec rigueur, responsabilité et discernement en veillant à un juste équilibre », a-t-il préconisé.
Pour y parvenir, Sama Lukonde a rappelé les recommandations formulées par le Sénat lors de l’adoption de la loi de finances pour l’exercice 2026 notamment la soumission d’un projet de loi de finances rectificative dans des délais appropriés.
Selon le président du Sénat, la loi de finances rectificative est un instrument d’ajustement technique, mais aussi un outil stratégique pour faire face aux chocs exogènes et garantir la soutenabilité des finances publiques dans un contexte international marqué par la guerre actuelle au Moyen-Orient.
En outre, il a appelé à la mise en œuvre effective du budget-programme, conformément aux dispositions de la législation relative aux finances publiques.
« Cette réforme structurante de la gestion de l’État, fondée notamment sur le principe de la déconcentration, confère aux ordonnateurs une responsabilité accrue dans l’exécution des crédits budgétaires et appelle, en contrepartie, une exigence renforcée de redevabilité », a-t-il martelé.
Dans cette perspective, il a rappelé l’urgence de mettre en œuvre le Plan National Stratégique de Développement (PNSD), référence centrale de l’action publique et du développement durable à moyen et long terme pour la transformation structurelle de l’économie nationale.
Mont Carmel NDEO





























































