Alors que la République démocratique du Congo (RDC) fait face depuis plusieurs semaines à une épidémie de la souche Bundibugyo du virus Ebola, les autorités sanitaires affichent des signes encourageants dans la lutte contre la maladie. Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Roger Samuel Kamba, a annoncé mercredi 10 juin 2026 qu’une amélioration de plusieurs indicateurs clés de la riposte, notamment l’augmentation du nombre de guérisons et le renforcement du suivi des contacts.
Selon les données communiquées par le ministre, le pays comptabilisait au 9 juin un total de 635 cas confirmés d’Ebola. Dans le même temps, le taux de suivi des personnes ayant été en contact avec des cas positifs est passé à 61,1 %, contre 56,4 % la veille, témoignant d’un renforcement progressif des capacités de surveillance épidémiologique.
« La riposte monte en puissance. Nous surveillons chaque zone, chaque alerte, chaque signal. La vigilance ne faiblit pas », a déclaré Roger Kamba, soulignant la mobilisation des équipes sanitaires déployées dans les zones affectées.
Le ministre a également annoncé huit nouvelles guérisons enregistrées au cours de la journée, dont sept dans la zone de santé de Nyankunde et une à Mongbwalu, deux localités de la province de l’Ituri particulièrement touchées par l’épidémie.
« Ils rentrent chez eux, dans leurs familles. Trente compatriotes ont désormais vaincu ce virus », a-t-il affirmé, mettant en avant les progrès réalisés dans la prise en charge des patients.
Pour les autorités sanitaires, ces guérisons constituent un signal d’espoir dans un contexte marqué par l’inquiétude des populations. Roger Kamba a insisté sur l’importance d’une consultation précoce en cas de symptômes suspects.
« Chaque guérison est un message fort : venez vous faire soigner, la prise en charge précoce sauve des vies », a-t-il déclaré.
Depuis la déclaration officielle de cette 17ᵉ épidémie d’Ebola en RDC à la mi-mai, le gouvernement a multiplié les mesures de riposte, notamment le renforcement du dépistage, l’ouverture de centres de traitement et l’amélioration du traçage des contacts. Les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu figurent parmi les zones les plus concernées par la propagation du virus.
Malgré ces avancées, les autorités appellent la population à maintenir une vigilance maximale face à cette souche Bundibugyo, réputée pour sa dangerosité et pour laquelle aucun vaccin homologué n’est encore disponible. Les experts sanitaires rappellent que la détection rapide des cas, l’isolement des malades et le suivi rigoureux des contacts demeurent les principaux leviers pour freiner la propagation de l’épidémie.
HERVÉ KABWATILA





























































