Après 75 jours consécutifs sans nouveaux cas confirmés à Miti-Murhesa, seule zone de santé affectée, le gouvernement a déclaré la fin de l’épidémie d’Ebola dans la province du Sud-Kivu. L’annonce est faite par le directeur général de l’Institut national de santé publique (INSP), au cours d’une réunion de coordination stratégique présidée par le ministre de la Santé, Samuel-Roger Kamba.
Saluant une évolution encourageante, l’INSP a toutefois insisté sur l’urgence de focaliser l’attention sur les provinces de l’Ituri, la Tshopo, le Bas-Uélé et le Haut-Uélé afin de couper la chaîne de transmission du virus.
Dans ce contexte, les autorités sanitaires ont appelé au renforcement des dispositifs de surveillance à la frontière entre la Tshopo et l’Ituri, notamment à Bafwasende et Bakubi, où les cas seraient liés à Nia-Nia. Ces dispositifs consistent notamment à la mise en place une unité de détection précoce afin d’éviter une nouvelle flambée.
Selon le dernier bulletin épidémiologique, la RDC compte 4 449 cas confirmés , 716 patients en isolement ou hospitalisés, 886 guéris et 2 061 décès, soit un taux de létalité de 46,3 %.
Géographiquement, 53 zones de santé sont touchées par la maladie.
Par ailleurs, l’INSP indique que la riposte maintient une surveillance active, des contrôles sanitaires aux points d’entrée en Ituri, au Nord-Kivu et en Tshopo, ainsi que des opérations de décontamination, d’enterrements sécurisés et de sensibilisation communautaire.
Mont Carmel NDEO



























































