Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde, a catégoriquement démenti les allégations selon lesquelles les agents et fonctionnaires de l’État des zones sous contrôle de l’armée rwandaise (RDF) et de ses supplétifs de l’AFC-M23 ne seraient pas payés.
Lors d’une conférence de presse consacrée à la conclusion de la deuxième revue des programmes économiques du Fonds Monétaire International (FMI), le ministre a précisé que tous les fonctionnaires des territoires occupés reçoivent bien leur salaire.
Doudou Fwamba a souligné qu’en dépit de la fermeture des banques, sur décision de la Banque centrale du Congo, le gouvernement congolais a mis en place des mécanismes pour garantir l’accès des fonctionnaires à leurs rémunérations.
« Nous tenons à assurer que nous payons chaque trimestre les salaires ; chacun touche son salaire. Il peut arriver qu’il y ait des retards, non seulement dans cette région, mais aussi ailleurs. Toutefois, tout le monde est payé », a déclaré le ministre des Finances.
« Nous payons tous les fonctionnaires de la RDC, peu importe où ils se trouvent », a-t-il ajouté précisant que le salaire est un droit que l’État ne peut confisquer.
« Il n’est donc pas question de ressources à épargner en raison du non-paiement des salaires de nos compatriotes, qu’ils soient à Goma ou ailleurs. Sinon, ce serait une punition injustifiée », a martelé Doudou Fwamba.
Près d’un an après la chute de Goma et de Bukavu, les institutions financières, notamment les banques commerciales, restent fermées dans les zones occupées par la rébellion de l’AFC-M23. Cette situation complique la perception régulière des salaires pour les fonctionnaires et d’autres agents de l’État.
Lors de la clôture de la session ordinaire de mars 2025, le parlement a insisté sur le paiement régulier des salaires des fonctionnaires ainsi que des employés des entreprises publiques présentes dans les territoires contrôlés par les rebelles.
« Nous plaidons une fois de plus auprès du Président de la République, de Madame la Première ministre et de l’ensemble des membres du gouvernement, pour que les salaires des fonctionnaires et des employés des entreprises publiques dans les territoires occupés soient versés régulièrement. Il ne faut pas que la guerre serve d’alibi pour infliger une double peine à ces populations », avait soutenu Vital Kamerhe, alors président de l’Assemblée nationale.
Mont Carmel NDEO































































