Le Procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu, est revenu sur sa décision interdisant la sortie du territoire à Jules Alingete, ancien chef de service de l’Inspection Générale des Finances (IGF), ainsi qu’à des membres de la famille Rawji.
Dans une mise au point, le procureur général explique que cette mesure conservatoire émise le 20 juin dernier, a été finalement rapportée après l’évolution des investigations.
Confirmant l’authenticité de ladite correspondance, le Procureur général précise toutefois que les décisions associées à ce dossier doivent être comprises dans le cadre d’une procédure d’enquête et non comme une condamnation.
Pour étayer son propos, Firmin Mvonde rappelle que les investigations ont été ouvertes à la suite d’une injonction lui adressée par le ministre de la Justice
par une lettre datée du 18 juin 2026 pour des faits infractionnels dénoncés notamment « la corruption, le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme », impliquant les personnes citées ainsi que des entreprises du groupe Rawji, dont la Rawbank S.A afin de déterminer, le cas échéant, les responsabilités pénales.
Le Procureur général souligne que l’interdiction de sortie n’était pas une peine mais une mesure conservatoire destinée à garantir la disponibilité des personnes présumées auteurs, en vue de leur éventuelle comparution devant l’officier du Ministère public.
« Au regard de la lutte menée par notre pays contre les faits de corruption et de blanchiment de capitaux, il était impérieux d’aller vite en besogne pour la récolte des données. La mesure d’interdiction de sortie, loin d’être une sanction découlant d’une quelconque culpabilité, se trouvait être une mesure conservatoire en vue de garantir la disponibilité des présumés auteurs à comparaitre par devant l’officier du ministère Public. À ce jour, il est hasardeux de soutenir, au regard des éléments en présence, la culpabilité des incriminés, la preuve de leur implication n’ayant pas été apportée », précise Firmin Mvonde.
In fine, il a révélé que certains faits portés à la connaissance de l’institution ont déjà, par le passé, fait l’objet d’instructions et de décisions judiciaires ayant abouti à des non-lieux.
La Rédaction




























































