L’épidémie d’Ebola qui sévit en République démocratique du Congo continue de progresser, atteignant désormais 6 250 cas confirmés et 3 039 décès, selon les dernières données publiées par l’Institut national de santé publique (INSP). Le taux de létalité s’établit à 48,6 %, illustrant la gravité de cette crise sanitaire qui touche six provinces du pays.
Les provinces affectées sont l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Bas-Uélé, le Haut-Uélé et la Tshopo, où les équipes sanitaires poursuivent les efforts de surveillance, de prise en charge des malades et de suivi des contacts afin de contenir la propagation du virus.
D’après l’INSP, le nombre cumulé de personnes guéries s’élève à 1 439, tandis que 869 patients restent en isolement ou hospitalisés dans les centres de traitement. Ces chiffres témoignent de la pression persistante exercée sur le système de santé, confronté à l’une des plus importantes flambées d’Ebola jamais enregistrées dans le pays.
Les autorités sanitaires mettent également en avant des progrès dans le suivi des personnes exposées au virus. Le taux national de suivi des contacts atteint désormais 89 %, dépassant le seuil de 85 % recommandé pour renforcer le contrôle de l’épidémie. Cette performance est considérée comme un indicateur essentiel dans l’identification rapide des cas suspects et la rupture des chaînes de transmission.
Malgré ces avancées, plusieurs défis continuent de compliquer la riposte, notamment l’insécurité dans certaines zones affectées, les difficultés d’accès aux communautés isolées et l’apparition de nombreux cas en dehors des circuits de surveillance connus. Les organisations sanitaires nationales et internationales appellent à un renforcement des moyens logistiques, financiers et humains afin d’éviter une aggravation de la situation.
Cette flambée, provoquée par la souche Bundibugyo du virus Ebola, est devenue la plus meurtrière jamais enregistrée en République démocratique du Congo. Les autorités sanitaires poursuivent les campagnes de sensibilisation et les mesures de prévention, tout en intensifiant les recherches et les essais cliniques visant à améliorer les outils de lutte contre cette maladie.
HERVÉ KABWATILA


























































