Le parti au pouvoir, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), a officiellement pris acte de la décision de la Cour constitutionnelle validant la loi référendaire. Dans une déclaration politique forte, la formation présidentielle appelle l’ensemble de la population congolaise à s’unir autour de ce qu’elle qualifie de « triomphe de la souveraineté populaire ».
Quelques jours après que la Cour constitutionnelle a déclaré conforme à la Constitution la proposition de loi fixant les modalités d’organisation du référendum en RDC, l’UDPS est sortie du silence pour consolider cette victoire juridique. Pour le parti de Félix Tshisekedi, l’arrêt rendu sous la direction du juge Dieudonné Kamuleta vient définitivement baliser le cadre légal qui permettra au peuple congolais de s’exprimer directement sur les grandes orientations de la nation.
« La Cour a dit le droit, nettoyant le texte de ses zones d’ombre tout en préservant l’essentiel : le pouvoir constituant du peuple », commente un cadre de la majorité présidentielle. Les réajustements imposés par les juges – notamment le recadrage du référendum aux matières strictement prévues par la Constitution et l’intégration du vote des Congolais de l’étranger – sont perçus par le parti comme des gages de transparence et de rigueur démocratique.
Alors que l’opposition politique et plusieurs organisations de la société civile crient au « putsch constitutionnel » et soupçonnent des manœuvres visant un troisième mandat présidentiel, l’UDPS choisit la carte de l’apaisement par le rassemblement. Le parti exhorte la population à ne pas céder aux discours de division et à se mobiliser comme un seul homme derrière les institutions républicaines.
Dans son message, la direction de l’UDPS insiste sur la nécessité d’une « unité populaire », particulièrement cruciale dans un contexte national assombri par l’agression rwandaise via la rébellion de l’AFC/M23 dans l’Est du pays. Pour le parti au pouvoir, la cohésion nationale doit prévaloir sur les querelles partisanes, le référendum n’étant qu’un outil démocratique mis à la disposition de tous les citoyens, sans distinction.
Par ailleurs, la loi référendaire étant désormais expurgée de ses inconstitutionnalités selon les directives de la Haute Cour, la balle se trouve désormais dans le camp du chef de l’État, Félix Tshisekedi. C’est à lui que revient la tâche de promulguer le texte.
Si l’UDPS appelle déjà les structures de base à se préparer pour les futures consultations populaires, les observateurs politiques s’interrogent sur le calendrier du président. Temporisera-t-il pour donner une chance au dialogue national récemment annoncé, ou scellera-t-il immédiatement cette avancée législative ? Une chose est certaine : le débat autour de la révision ou du changement de la Constitution vient de franchir un point de non-retour en République démocratique du Congo.
JAMES KABWE



























































