La table ronde consacrée au financement du Deuxième Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-2) a permis de mobiliser plus de 200 millions de dollars américains, dépassant l’enveloppe initiale estimée à 192 millions USD. Organisée à Kinshasa, sous le haut patronage du président Félix Tshisekedi, cette rencontre marque une étape majeure dans la relance du système statistique national, plus de quatre décennies après le dernier recensement de 1984.
Selon les organisateurs, les partenaires techniques et financiers ont annoncé des contributions variées, combinant appuis financiers, logistiques et techniques. L’objectif est de garantir un recensement moderne, inclusif et durable, capable de produire des données fiables pour orienter les politiques publiques et la planification du développement.
À l’ouverture des travaux, le chef de l’État a présenté cette initiative comme « un point de départ d’un nouveau cap » pour le pays. « Un pays qui ne se connaît pas ne peut pas pleinement se gouverner ; un pays qui ne se compte pas ne peut pas correctement se planifier », a déclaré Félix Tshisekedi. Il a, par ailleurs, annoncé une contribution de 30 millions USD de la République démocratique du Congo au fonds commun dédié au RGPH-2.
Le ministre d’État en charge du Plan, Guylain Nyembo Mbwizya, a salué l’engagement des partenaires, soulignant que ce processus vise à doter le pays d’un système statistique moderne et performant. « Il s’agit de renforcer les capacités nationales afin d’orienter efficacement les politiques publiques et les investissements », a-t-il affirmé.
De son côté, Diene Keita, directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la population, a insisté sur la portée stratégique de l’opération. « C’est le fondement d’une planification efficace et équitable (…) c’est toute une nation qui devient visible », a-t-elle déclaré, appelant à la transparence et à la rigueur dans la gestion des ressources mobilisées.
La gestion fiduciaire des fonds a été confiée au Fonds des Nations Unies pour la population, avec l’appui de plusieurs partenaires internationaux, notamment la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et le Fonds monétaire international, ainsi que plusieurs pays contributeurs.
Les parties prenantes ont été invitées à accélérer la mise en œuvre des engagements pris afin de permettre le lancement effectif des opérations de recensement dans les délais prévus.
HERVÉ KABWATILA





























































