Plus de Trois semaines après l’arrestation musclée d’Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), le parti de l’ancien président Joseph Kabila reste dans l’expectative. Joint au téléphone par la rédaction du média en ligne Foxtime.cd, Ferdinand Kambere, secrétaire permanent adjoint du PPRD, a refusé de dévoiler les détails d’une réunion interne d’évaluation du parti, tout en pointant du doigt les autorités pour leur silence sur les motifs de la détention.
L’arrestation d’Emmanuel Ramazani Shadary, figure clé du PPRD et dauphin désigné de Joseph Kabila lors de l’élection présidentielle de 2018, a eu lieu aux premières heures du mardi 16 décembre 2025 dans son domicile à Kinshasa. Des hommes armés non identifiés ont procédé à cette opération, qui a plongé le parti dans une crise interne. Malgré les appels répétés du PPRD, aucune information officielle n’a été communiquée sur le lieu de détention, les charges retenues contre lui ou même une éventuelle date de procès.
Dans son entretien téléphonique avec la rédaction de Foxtime.cd, Ferdinand Kambere a été clair : « Nous ne pouvons pas donner le lieu où la date de ladite réunion à vous ? D’autant plus que cette réunion est une évaluation en interne du parti. » Il a ajouté que la presse, en cherchant à connaître la position du PPRD sur l’arrestation, devrait également interroger les responsables du pouvoir : « Et quand vous la presse vous cherchez à savoir notre position sur l’arrestation du secrétaire permanent du PPRD Emmanuel Ramazani Shadary, vous devez aussi poser la question aux gens du pouvoir pour savoir pourquoi ils ont détenu notre camarade jusqu’à ce jour ? Quant à nous, nous ne savons pas encore de quoi ils reprochent à Emmanuel Ramazani Shadary et donc attendez seulement la réunion pour la suite. »
Cette déclaration souligne la frustration du PPRD face à ce qu’il perçoit comme une atteinte à ses droits et à la transparence démocratique. Le parti, qui a dominé la scène politique congolaise pendant près de deux décennies sous la présidence de Joseph Kabila, appelle à une clarification urgente.
HERVÉ KABWATILA































































