Modeste Bahati Lukwebo vient de subir un coup de massue pour la deuxième fois de sa carrière par sa propre famille politique, après sa démission au poste de deuxième vice-président du Bureau du Sénat, et le désaveu interne croissant, il vient d’être destitué de fait de son poste d’autorité morale du parti Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC-A).
Dans une conférence de presse tenue à Rotana, la direction du parti a annoncé confier la gestion de la crise à Otto Bahizi haut cadre du parti, désormais désigné comme coordonnateur chargé de piloter la transition jusqu’à la tenue d’un congrès.
Modeste Bahati Lukwebo est reproché une sortie médiatique effectuée sans consultation préalable des membres cofondateurs, une gestion jugée opaque du parti, un manque de concertation avec les cadres et militants de l’AFDC-A, ainsi qu’une tendance à une gestion perçue comme familiale de la formation politique.
Bien que Bahati Lukwebo ait réaffirmé sa loyauté envers le président Félix Tshisekedi et son maintien dans l’Union sacrée, la plateforme AFDC-A au Sénat l’avait invité à « tirer les conséquences de ses actes ».
L’analogie entre le parcours actuel de Modeste Bahati Lukwebo et celui qu’il a connu sous l’ère de Joseph Kabila repose sur une dynamique de rupture avec le pouvoir en place suite à des désaccords stratégiques majeurs. En mars 2026, sa situation politique présente des similitudes frappantes avec les événements de 2019
À l’époque de Kabila, la rupture s’était consommée lorsque Bahati avait maintenu sa candidature à la présidence du Sénat face au candidat officiel du FCC. En 2026, c’est son opposition ferme au projet de changement de la Constitution qui crée un fossé avec l’Union Sacrée de Félix Tshisekedi.
Comme lors de son départ du FCC, certains membres de son propre regroupement se désolidarisent de sa position actuelle pour rester fidèles au pouvoir en place.
Bahati semble revivre un « cycle » où son autonomie politique finit par entrer en collision frontale avec les impératifs du bloc au pouvoir, entraînant son passage d’allié pilier à une figure de contestation interne.
JAMES KABWE





























































