Rappelé d’urgence à Kinshasa suite à des propos controversés, le porte-parole de l’opération « Ngemba », le capitaine Anthony Mwalushayi a repris ses fonctions à Kikwit.
Le porte-parole des opérations de traque de la milice Mobondo qui sévit dans le Grand Bandundu, avait été rappelé d’urgence à Kinshasa par la hiérarchie à la suite d’ une déclaration tonitruante faite lors d’une conférence de presse à Kikwit, fin décembre 2025.
Face aux médias, cet officier des FARDC avait ouvertement dénoncé l’implication de certaines figures politiques proches du président Félix Tshisekedi dans le soutien à la milice Mobondo.
Le capitaine Mwalushayi avait déclaré que « la majorité des personnes derrière Mobondo sont souvent liées au Président de la République ».
Pour étayer ses accusations, il avait affirmé que des membres capturés de Mobondo avaient révélé des noms, incluant des personnalités du cercle rapproché du président.
« La majorité des personnes qui soutiennent Mobondo sont également derrière le président. Pendant la journée, elles se comportent en agneaux, mais la nuit, ce sont elles qui dirigent Mobondo. Les capturés ont cité des noms, et les services enquêtent », avait-il insisté.
Le capitaine avait également averti que si le gouvernement de Kinshasa continuait de soutenir ces manipulateurs pour des raisons politiques, les forces militaires agiraient en conséquence.
« Si Kinshasa donne raison à ces beaux parleurs qui soutiennent le mouvement Mobondo pour des intérêts politiques, nous, militaires, ferons notre devoir, un devoir que l’on accomplit non avec un stylo, mais avec des armes », prévenait-il.
Son retour à Kikwit intervient après la reddition de plus de 500 miliciens qui ont ensuite rallié le service National et le centre de Kaniama-Kasese pour leur réinsertion.
Mont Carmel NDEO






























































