Alors que le virus Ebola se propage à la vitesse de croisière dans les provinces déjà fragilisées par l’insécurité, la riposte est, quant à elle fragilisée d’une part par la lenteur, mais aussi par la problématique de la paie du personnel de santé.
Des manifestations de colère et la grève ont été observées dans plusieurs zones de Santé ou les malades sont pris en charge. Les manifestants revendiquent unanimement l’apurement des arriérés de salaire pour les mois de mai, juin et juillet.
Face à cette situation observée notamment en Ituri, les autorités sanitaires de la province de la Tshopo ont démenti, mercredi, des informations circulant sur les réseaux sociaux concernant un prétendu non-paiement des prestataires déployés au Centre de traitement Ebola (CTE) de Kisangani.
D’après le chef de la division provinciale de la santé (DPS) de la Tshopo, ces accusations reposent sur de fausses informations.
Le Dr Bienvenu Ikomo a expliqué que les listes des agents n’étaient pas encore établies au moment des premières vidéos diffusées par des personnes affirmant avoir été lésées, notamment au sujet d’un montant évoqué de 750 dollars américains pour des hygiénistes en Ituri.
Il a indiqué que, conformément au barème officiel, un hygiéniste ne peut percevoir ce montant et qu’il s’agit plutôt de 210 dollars, calculés à raison de 7 dollars par jour pendant 30 jours.
Selon lui, une équipe chargée de l’enregistrement des prestataires est à Kisangani depuis une semaine et demie et travaille avec les services de la DPS.
« Aujourd’hui, je viens de valider les listes », a-t-il précisé, ajoutant que la saisie doit commencer et s’achever sous deux à trois jours avant transmission du fichier à Bunia pour permettre le paiement.
« Cette exigence de rigueur, a-t-il expliqué, a retardé la validation des listes, dont la saisie doit commencer mercredi et être achevée dans un délai de deux à trois jours. Le fichier ainsi constitué sera ensuite transmis à Bunia pour permettre le paiement des prestataires », a-t-il ajouté.
Au cours d’une interview accordée à Jeune Afrique, le docteur Jean Kaseya, directeur général d’Africa CDC (Centres africains de contrôle et de prévention des maladies), l’agence de santé publique de l’Union africaine, a reconnu que le non-paiement des agents figure par les facteurs de l’inefficacité de la riposte sur le terrain.
Mont Carmel NDEO



























































