La province du Sud-Kivu fait face à une épidémie de rougeole sans précédent, avec 1.061 cas confirmés et 36 décès notifiés depuis janvier 2025. Cette situation alarmante a été révélée mercredi 2 avril 2025 par le docteur Claude Bahizire, chargé de communication à la Division provinciale de la santé (DPS).
Les territoires de Mwenga et Shabunda sont particulièrement touchés par cette épidémie, suscitant l’inquiétude des autorités sanitaires. Le docteur Bahizire a souligné l’importance d’une vigilance accrue face à cette maladie hautement contagieuse, qui peut avoir des conséquences graves, notamment chez les jeunes enfants et les personnes immunodéprimées.
Les autorités sanitaires de la province appellent à une mobilisation générale pour intensifier les campagnes de vaccination. « La vaccination est notre meilleure arme pour contenir la propagation du virus et protéger les populations vulnérables », a déclaré le docteur Bahizire. Il a également encouragé les parents à faire vacciner leurs enfants et à consulter les centres de santé en cas de symptômes.
La rougeole, bien que préventible par la vaccination, continue de représenter une menace sérieuse dans de nombreuses régions du monde, y compris au Sud-Kivu. Les symptômes incluent une forte fièvre, une éruption cutanée et des complications potentiellement mortelles, telles que la pneumonie et l’encéphalite.
Les autorités locales, en collaboration avec des organisations non gouvernementales, mettent en place des stratégies pour sensibiliser la population et faciliter l’accès à la vaccination. Des équipes de santé sont déployées dans les zones les plus touchées pour évaluer la situation et fournir des soins aux malades.
Face à cette crise sanitaire, la solidarité et la coopération entre les différents acteurs de la santé sont essentielles pour endiguer la propagation de la rougeole et protéger la santé des populations du Sud-Kivu. Les autorités rappellent que la prévention passe par l’éducation, la sensibilisation et l’accès aux soins de santé.
La situation reste sous surveillance, et les autorités sanitaires continueront de communiquer sur l’évolution de l’épidémie et les mesures à prendre pour assurer la sécurité de la population.
HERVÉ KABWATILA