Depuis plus d’un mois, l’enclavement routier accentue la détresse humanitaire dans les entités de Kalonge et Bunyakiri, situées dans le territoire de Kalehe, au Sud-Kivu. La fermeture du trafic sur la route nationale numéro 3 (RN3), reliant Miti à Bitale en traversant le parc national de Kahuzi-Biega, continue d’avoir de lourdes répercussions sur les conditions de vie de milliers de ménages.
Axe stratégique pour l’approvisionnement des marchés locaux et l’accès aux services sociaux de base, la RN3 constitue un lien vital entre plusieurs territoires du Sud-Kivu. Son impraticabilité prolongée a plongé les populations riveraines dans une situation de grande vulnérabilité, aggravant une crise humanitaire déjà alimentée par l’insécurité et les déplacements forcés liés aux conflits armés. Dans l’entretemps , la Hausse des prix, pénuries et l’insécurité alimentaire s’accentuent à cause de l’interruption du trafic sur cet axe routier qui a entraîné une flambée des prix des produits de première nécessité, une pénurie aiguë de médicaments et un manque criant de denrées alimentaires dans plusieurs villages de Kalonge et Bunyakiri.
Les ménages, déjà fragilisés par la pauvreté et l’instabilité sécuritaire, peinent à accéder aux marchés et aux structures de santé. Cette situation réduit considérablement leur capacité à faire face aux besoins essentiels, notamment en matière d’alimentation et de soins de santé.
Malnutrition et maladies en hausse
Les conséquences sanitaires de cet enclavement sont alarmantes. Plusieurs cas de malnutrition, en particulier chez les enfants, ainsi qu’une recrudescence du paludisme, ont été signalés dans différentes entités concernées. Les enfants de moins de cinq ans, les femmes enceintes et les personnes âgées figurent parmi les groupes les plus durement touchés.
« La situation est dramatique. Les structures sanitaires manquent d’intrants médicaux, et les familles sont incapables de subvenir à leurs besoins médicaux les plus élémentaires », déplore Yoweli Nyabirungu, président de l’OBAPG RDC, noyau de Kalonge.
Une crise humanitaire qui pose la question de la résilience
Cette situation met en évidence la fragilité des communautés face aux chocs structurels, notamment l’enclavement routier, les conflits armés et la dépendance aux axes d’approvisionnement extérieurs.
Appel à l’intervention humanitaire urgente
Face à la dégradation rapide des conditions de vie, OBAPG RDC, noyau de Kalonge, lance un cri d’alarme à l’endroit des organisations non gouvernementales, des agences humanitaires. Le mouvement citoyen appelle à une intervention urgente afin de répondre aux besoins immédiats en nourriture, en soins de santé et en médicaments, et ainsi sauver des vies humaines, soulignant que les populations locales continuent d’attendre des réponses rapides et adaptées, à la hauteur de l’urgence humanitaire qu’elles traversent.
La rédaction































































