Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) annoncent une intensification de leurs opérations dans les Hauts-Plateaux des territoires de Fizi et d’Uvira, au Sud-Kivu.Selon le commandement militaire, plusieurs positions auraient été reprises ces derniers jours lors d’opérations menées avec l’appui des combattants dits « Wazalendo ». Ces annonces interviennent dans un contexte de combats persistants opposant les forces gouvernementales à l’AFC/M23 et à des groupes armés alliés.
La situation demeure toutefois évolutive et les informations sur le contrôle de certaines localités restent difficiles à vérifier indépendamment. Le sous-lieutenant Reagan Mbuyi Kalonji, porte-parole des opérations Sukola 2 Sud-Kivu, affirme que les FARDC ont mené plusieurs actions militaires sur différents axes des Hauts-Plateaux.
Dans le territoire de Fizi, secteur de Lulenge, l’armée congolaise affirme avoir repris plusieurs positions et localités, notamment Natulonge, ainsi que d’autres points stratégiques du secteur. Des sources proches des opérations font également état de combats autour de Kamimbi, Nagishashu et Irumba. Le commandement militaire indique que ces opérations visent notamment à consolider les positions conquises et à sécuriser les axes permettant une progression vers d’autres zones considérées comme stratégiques. Sur le front d’Uvira, les FARDC font également état d’avancées dans le secteur de Mitamba. Selon le commandement, les opérations doivent permettre de réduire les capacités de manœuvre des groupes armés et de renforcer les positions gouvernementales dans cette partie des Hauts-Plateaux.
La pression militaire s’exerce également autour de Minembwe, l’une des principales zones stratégiques des Hauts-Plateaux. Les FARDC affirment vouloir poursuivre leur progression vers les positions encore contrôlées par les groupes armés. Des affrontements ont notamment été signalés autour de Point Zéro, une zone disputée depuis plusieurs semaines. Des sources proches de l’AFC/M23 ont toutefois donné des versions différentes de la situation militaire sur certains axes.
Ces divergences illustrent la difficulté à établir, en temps réel, le contrôle effectif des positions dans cette région montagneuse. Une analyse récente de la situation sécuritaire dans les Hauts-Plateaux relève notamment que les communications des différentes parties au conflit ne concordent pas toujours sur les opérations et les territoires concernés.
Les autorités militaires congolaises avaient déjà annoncé, à la mi-septembre, la neutralisation de quatre personnes présentées comme appartenant aux forces spéciales rwandaises lors de combats entre Mulima et Mukoko, à Fizi.
Quatorze combattants présentés comme membres du M23 et de Twirwaneho avaient également été annoncés comme s’étant rendus aux FARDC. Ces chiffres proviennent du commandement militaire et n’ont pas, à ce stade, fait l’objet d’une vérification indépendante permettant d’en confirmer tous les éléments.
Face à la poursuite des affrontements, le commandement des opérations appelle les habitants des zones concernées à la vigilance et au calme. Les autorités militaires affirment prendre des mesures pour assurer la protection des civils et de leurs biens au fur et à mesure de l’avancée des troupes.
Les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu restent cependant une zone fortement affectée par les violences armées.Les déplacements de populations et les risques pesant sur les civils demeurent des préoccupations majeures alors que les opérations militaires se poursuivent.
À ce stade, les FARDC affirment vouloir consolider leurs positions et poursuivre leurs opérations en direction des zones encore disputées.L’évolution du rapport de force autour de Minembwe et sur les différents axes de Fizi et d’Uvira dépendra toutefois de la capacité des forces présentes sur le terrain à maintenir durablement les positions revendiquées.
HERVÉ KABWATILA



























































