Le gouvernement de la République démocratique du Congo intensifie sa riposte contre la désertion progressive des transporteurs en commun, largement attribuée à l’incivisme routier et à la dégradation des conditions de travail dans la capitale. Dans ce cadre, la ville de Kinshasa a été dotée de 480 nouveaux bus, communément appelés « Esprit de vie », dans le but d’améliorer la mobilité urbaine et de soulager les populations confrontées à un transport devenu pénible.
Selon une source administrative, ces nouveaux engins s’inscrivent dans le programme gouvernemental « Esprit de vie », porté par le ministère des Transports, Voies de communication et Désenclavement Jean-Pierre Bemba Gombo.
L’initiative vise à moderniser le parc automobile public et à offrir une alternative fiable face à la raréfaction des bus privés, conséquence directe des comportements inciviques sur les routes de Kinshasa. « Pour résoudre le problème du transport urbain devenu pénible dans la capitale, le ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba Gombo, a mis à la disposition du programme gouvernemental Esprit de vie 480 nouveaux bus, afin de faciliter les déplacements de la classe moyenne », a déclaré Joël Ilangila, chargé de recouvrement du programme.
Il a également précisé que les conditions préalables à l’acquisition et à l’exploitation de ces bus seront rendues publiques dès ce lundi, afin de garantir la transparence et l’accessibilité du programme aux bénéficiaires ciblés.
Cette dotation intervient dans un contexte marqué par la désertion de plusieurs transporteurs en commun, confrontés notamment aux embouteillages chroniques, au non-respect du code de la route, aux tracasseries et à l’insécurité routière. Des facteurs qui ont progressivement réduit l’offre de transport, aggravant les difficultés de déplacement des Kinois.
À terme, le programme Esprit de vie, qui prévoit la mise en circulation de près de 500 bus, ambitionne de redynamiser le transport public, réduire la pression sur les taxis et taxis-bus privés, et restaurer une certaine discipline dans la circulation urbaine de Kinshasa, mégapole de plus de 15 millions d’habitants.
HERVÉ KABWATILA































































