Lors d’une messe d’action de grâce consacrée à la situation à l’est de la RDC, l’archevêque de Kinshasa, le Cardinal Fridolin Ambongo, a déclaré que les relations internationales sont souvent guidées par des intérêts personnels. Il a exprimé des doutes quant à la volonté de la communauté internationale d’aider la RDC à restaurer la paix dans sa région orientale.
« Nous avons l’impression que la communauté internationale tient un double langage alors qu’elle a les moyens de faire avancer la cause de la paix dans la sous-région. Malheureusement, elle ne le fait pas », a déclaré cardinal Fridolin Ambongo.
Et d’ajouter :
« Nous ne sommes pas pour des solutions-sanctions. Nous sommes plutôt d’accord pour une solution du dialogue afin qu’ensemble nous puissions tomber d’accord sur la voie à suivre. Avec la communauté internationale, c’est aussi une question d’intérêt. S’il s’agit de l’exploitation des ressources minières du Congo, qu’on se retrouve ensemble pour voir comment ces richesses profitent à celui qui investit et au peuple congolais », a-t-il ajouté.
A l’en croire, les évêques sont prêts à rencontrer tous les acteurs, y compris les rebelles du M23, afin de favoriser un dialogue constructif.
« S’il faut qu’on aille à Goma, nous allons y aller. Nous irons parler avec tout le monde. Même s’il habite sur la lune, nous arriverons sur la lune. Nous ne pouvons pas faire l’économie de l’inclusivilité si nous voulons que ce dialogue aboutisse à une solution durable », a poursuivi l’archevêque de Kinshasa.
Rappelons que, la Conférence épiscopale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC) ont déjà commencé des consultations avec des acteurs politiques tels que Martin Fayulu, Matata Ponyo et Delly Sessanga. Les deux organisations ont également désigné l’ancien ministre et sénateur Didier Mumengi comme coordonnateur général du secrétariat technique du pacte social pour la paix.
Il sied de noter que la RDC, dans un communiqué publié ce week-end, a pris acte des décisions adoptées à l’unanimité par les Chefs d’État et de Gouvernement de l’EAC et de la SADC lors du sommet conjoint qui s’est tenu le 8 février 2025 à Dar es Salaam, en République-Unie de Tanzanie.
GRÂCE DIOMI