Le gouvernement congolais et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ont résolu d’accélérer la mise en œuvre des essais cliniques des vaccins et des traitements candidats contre la souche Bundibugyo qui sévit dans les provinces de l’Ituri, du Nord et Sud-Kivu.
Dans une déclaration conjointe, les deux parties représentées par Dr. Roger Kamba, ministre de la Santé et Dr. Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, ont indiqué que Bundibugyo présente des défis supplémentaires à cause de l’absence de vaccin homologué et de traitement spécifique approuvé.
Le vendredi dernier, l’OMS a publié les recommandations de ses groupes d’experts en rapport avec les candidats vaccins et les traitements contre la souche est expansion.
Parmi les traitements prioritaires pour entrer dans des essais cliniques figurent notamment; les anticorps monoclonaux MBP134 et maftivimab ainsi que l’antiviral remdesivir pouvant être évalué en association.
En ce qui concerne les vaccins, le candidat rVSV Bundibugyo (développé par l’IAVI) nécessite encore sept à neuf mois avant d’éventuels essais cliniques tandis que ChAdOx1, développé par Oxford et le Serum Institute of India peut, lui, être prêt dans deux à trois mois, sous réserve de données complémentaires notamment issues d’études animales.
Face à cette complexité, Kinshasa et l’OMS ont affirmé que les mesures de santé approuvées demeurent efficaces pour ralentir la transmission et améliorer les chances de guérison.
Dans ce contexte, le gouvernement intensifie les activités de surveillance, de diagnostic en laboratoire, de prévention et de contrôle des infections, de prise en charge des patients et de recherche active des cas et des contacts, afin d’interrompre la transmission dans les meilleurs délais.
De plus, les autorités congolaises et leurs partenaires disent œuvrer au renforcement de la coordination opérationnelle, à la mobilisation accrue des ressources et à l’acheminement rapide et équitable des interventions vitales vers les communautés affectées.
« Au cœur de cette riposte se trouve la reconnaissance du rôle essentiel des communautés dans la maîtrise de l’épidémie. Le succès des interventions dépendra de la confiance, de l’engagement et du leadership des communautés locales », ajoute la même déclaration.
Par ailleurs, les deux parties ont relevé les défis parmi lesquels figurent la détection précoce et l’isolement rapide des cas, le suivi rigoureux des contacts, l’organisation d’enterrements sécurisés et dignes, le renforcement de la prévention et du contrôle des infections dans les structures de santé, ainsi que la sensibilisation communautaire soutenue.
Nonobstant, la RDC entend appuyer la riposte sur son expérience reconnue dans la gestion des épidémies d’Ebola, ayant déjà réussi à en contenir plusieurs.
« Cette expérience, conjuguée à un leadership politique affirmé au plus haut niveau de l’Etat et à une solidarité internationale renouvelée, constitue un socle solide pour venir à bout de l’épidémie actuelle », souligne le même communiqué.
Mont Carmel NDEO

























































