Au Conseil de sécurité des Nations Unies, le groupe A3 composé du Libéria, de la Somalie et de la République démocratique du Congo, s’est dit préoccupé par la situation sécuritaire et ses corollaires au Soudan.
Dans une déclaration prononcée par le représentant de la RDC, Zénon Mukongo, le groupe A3 a appelé au respect de la souveraineté du Soudan et à la prise en compte des besoins des victimes des violences de la ville soudanaise de Darfour.
« Le groupe A3 réaffirme l’unité, la souveraineté et l’intégrité territoriale du Soudan. Nous sommes convaincus que toute solution durable à la crise actuelle doit respecter l’indépendance politique du Soudan tout en répondant aux exigences légitimes des victimes en matière de justice et de responsabilité, en particulier au Darfour. La justice et la responsabilité restent essentielles à la promotion de la paix et de la stabilité au Soudan », a déclaré le représentant congolais.
Le groupe A3 a également félicité la procureure adjointe Nazat Chamin Kan pour son rapport sur la Cour pénale internationale (CPI) et a souligné l’importance de la justice transitionnelle pour la réconciliation nationale.
« A cet égard, la redevabilité pour les crimes graves commis contre les civils est indispensable pour briser les cycles de violence et prévenir les futures atrocités », a-t-il ajouté.
En outre, le groupe A3 a salué la condamnation, en décembre 2025, du chef de guerre d’Ali Kouchaïb par la CPI à la suite d’une saisine du Conseil de sécurité de l’ONU concernant la situation au Darfour.
« Cette condamnation représente une étape historique pour la justice internationale concernant la situation au Darfour. Il s’agit de la première condamnation prononcée par la suite d’une saisine de la Cour pénale internationale par le Conseil de sécurité et de la première condamnation dans le contexte de la situation au Darfour, démontrant ainsi que la reddition de comptes pour les crimes commis au Darfour est possible », peut-on lire dans cette déclaration.
Qui plus est, le groupe a mis l’accent sur la nécessité d’une coopération entre le Soudan et la CPI, tout en veillant au respect du principe de complémentarité.
Dans le même cadre, le trio RDC, Libéria et la Somalie a salué des avancées enregistrées notamment la création d’un comité national de coordination au Soudan, qui sera présidé par un juge de la Cour suprême.
Alors que le conflit au Soudan a engendré une crise humanitaire, le groupe A3 a exhorté le Conseil de sécurité à examiner le rôle des acteurs extérieurs dans l’alimentation du conflit.
In fine, le groupe A3 a réaffirmé son soutien à la protection des civils, qui, selon lui, doit rester une priorité absolue pour la communauté internationale.































































