Une circulation timide des véhicules de transport en commun privé a été observée ce lundi matin à la Place Kapela, dans la commune de Kalamu, au centre de Kinshasa. Cette situation a entraîné une hausse notable des prix du transport urbain, conséquence directe d’un mouvement d’arrêt de travail déclenché par les transporteurs pour protester contre le contrôle jugé contraignant de leurs documents de bord par les autorités urbaines.
Dès les premières heures de la matinée, de nombreux usagers ont éprouvé des difficultés à se déplacer, notamment dans les artères reliant Kalamu au centre-ville. Peu de taxis et de bus privés étaient visibles, provoquant de longues attentes et une flambée des tarifs sur les rares véhicules en circulation.
Les transporteurs dénoncent ce qu’ils qualifient de multiplication des tracasseries administratives.
Selon eux, plusieurs services de contrôle exigent simultanément la régularisation de documents tels que le permis de conduire, l’autorisation de transport et l’assurance.
« Nous n’allons pas travailler aujourd’hui car nous en avons marre des tracasseries des différents services affectés au contrôle des documents tels que le permis de conduire, l’autorisation de transport et l’assurance. Ils nous exigent d’acheter tout cela d’un seul coup, alors que nous sommes encore au début de l’année », a déclaré Abraham Onokoko, chauffeur de taxi rencontré à la Place Kapela.
Cette situation a un impact direct sur les usagers, contraints de payer le prix fort pour se rendre à leurs lieux de travail. Plusieurs d’entre eux expriment leur inquiétude face à cette hausse soudaine des coûts de transport.
« Déjà, suite à cette mesure, nous souffrons, puisque la hausse du prix du transport en commun se sent ce matin. Pour un trajet habituel qu’on payait 2 000 francs congolais, maintenant c’est à 4 000 FC, et cela pèse sur nous. Si vous n’avez pas les moyens nécessaires pour sortir, vous allez souffrir », a déploré Papy Salongo, un usager.
Il appelle par ailleurs les autorités à intervenir rapidement : « Ce que nous demandons à nos autorités compétentes, c’est de trouver une solution palliative pour répondre à ce problème. Nous ne savons pas comment arriver au travail à temps. Si ce matin c’est déjà compliqué comme ça, quelle sera la situation le soir ? »
Jusqu’en milieu de matinée, aucune communication officielle n’avait encore été faite par les autorités de la ville. En attendant une issue au bras de fer entre transporteurs et services de contrôle, les habitants de Kinshasa redoutent une aggravation de la situation dans les prochaines heures.
HERVÉ KABWATILA































































