La problématique des eaux usées sur les artères à Kinshasa est critique, marquée par une absence quasi totale de réseau d’assainissement moderne, forçant plus de 90% de la population à recourir à des systèmes individuels, entraînant le déversement des eaux usées et des déchets dans des caniveaux pluviaux insuffisants. Cette situation, aggravée par des constructions anarchiques, cause des inondations chroniques, de fortes odeurs et des risques sanitaires importants (choléra, maladies diarrhéiques).
Les eaux stagnantes envahissent tous les quartiers de la ville de Kinshasa, même dans les communes situées aux endroits surélevés, comme Mont Ngafula, celles des fosses septiques, finissent dans la rue et les rivières, polluant les nappes phréatiques et causant des maladies.
Selon plusieurs études menées, la proximité ou la présence de ces eaux stagnantes dans les quartiers résidentiels, offre une occasion inéluctable d’exposition aux différentes maladies. Les enfants constituent une des couches des populations qui courent le plus haut risque.
Par ailleurs, la prolifération de constructions sur les collecteurs et l’absence de respect des règles d’urbanisme entravent aussi l’évacuation des eaux. Les caniveaux existants, souvent rétrécis ou bouchés, ne sont pas conçus pour évacuer les eaux usées, mais seulement les eaux pluviales. C’est ce qui a conduit le gouvernement provincial à lancer le programme de destruction des constructions anarchiques dans plusieurs quartiers de la capitale congolaise.
Ces eaux découlent des immondices, des pluies et des inondations. Il n’est pas rare de voir des matières fécales en suspension dans ces eaux stagnantes, en raison du débordement des puits d’évacuation des fosses septiques notamment dans les communes de Kinshasa, Kasavubu, Barumbu, Lingwala, Limete plus précisément dans les quartiers Kingambwa, Kitambo, Ngaliema, Makala, et Selembo, Matete et tant d’autres…
Alors que le gouvernement provincial s’emploie dans la construction et la modernisation du réseau routier sur l’ensemble de la ville, on observe une recrudescence des eaux usées presque partout détruisant à petit feu les chaussées existantes et celles en construction.
Au rond-point huilerie, une rivière artificielle s’est vite créée, des eaux polluantes ont pris d’assaut la chaussée empêchant une bonne circulation des usagers, même cas à l’entrée météo, aux angles des avenues huileries et Itaga, sur l’avenue Prince de Liège, Kasuvubu à hauteur de Bandal tshibangu, l’avenue du 24 novembre a hauteur de l’institut des beaux-arts et tant d’autres…
Que fait l’OVD dans tout ça ?
Bénéficiaire de fonds du Fonds National d’Entretien Routier (FONER) pour ces missions de maintenance, d’entretien, du curage et du fonctionnement des caniveaux et collecteurs, l’Office des Voiries et Drainage (OVD) à Kinshasa semble démissionnaire de ses obligations.
La gestion des inondations récurrentes, des eaux usées et la destruction des routes continuent de soulever des interrogations sur l’efficacité à long terme de ces actions.
À ce stade, le curage régulier, l’application des normes d’urbanisme, et la mise en place de systèmes de gestion des déchets sont cruciaux.
JAMES KABWE































































