À quelques mois de la tenue de l’édition 2026 de l’Examen d’État, la tension monte parmi les inspecteurs de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST). Plusieurs d’entre eux dénoncent le non-paiement de leurs primes pour les sessions 2022 et 2025, une situation qui pourrait perturber le bon déroulement des prochaines épreuves.
Selon les témoignages recueillis, ces inspecteurs affirment avoir participé à la correction des copies lors des éditions précitées sans avoir été rémunérés à ce jour. « Nous avons presté principalement lors des éditions 2022 et 2025 sans être payés jusqu’à ce jour », a déclaré Baudoin Kadiamba, inspecteur dans le district de Mont-Amba et membre du Syndicat de défense des droits des inspecteurs de l’EPST (Sydedrie), lors d’une intervention ce mercredi devant la presse locale.
Face à cette situation, les représentants des inspecteurs brandissent la menace d’un boycott des épreuves de l’édition 2026 si aucune solution n’est trouvée dans les meilleurs délais. Une telle action pourrait avoir des répercussions majeures sur le calendrier scolaire national, déjà soumis à diverses contraintes. En toile de fond, un jeu de renvoi de responsabilités semble s’installer entre différentes autorités.
Certains inspecteurs accusent la tutelle de l’EPST d’un manque de réactivité face à leurs revendications. D’autres pointent du doigt le ministre des Finances, Doudou Fwamba, qu’ils soupçonnent de bloquer le décaissement des fonds malgré des instructions hiérarchiques.
Ce différend trouve ses racines dans une période antérieure, remontant au gouvernement dirigé par Jean-Michel Sama Lukonde, alors que le ministère de l’Éducation était sous la responsabilité de Tony Mwaba, selon plusieurs sources concordantes.
Dans ce contexte tendu, les inspecteurs lancent un appel direct au président de la République, Félix Tshisekedi, afin qu’il s’implique personnellement pour dénouer la crise. Ils espèrent ainsi éviter une perturbation majeure du système éducatif congolais à l’approche d’une échéance cruciale pour des milliers d’élèves finalistes.
Il préciser que, pour l’heure, aucune réaction officielle des autorités concernées n’a encore été rendue publique.
HERVÉ KABWATILA






























































