Le pasteur responsable de l’église La Borne, située sur le site de l’UPN à Kinshasa, a profité de son homélie dominicale pour dénoncer avec vigueur certaines pratiques qu’il juge contraires à l’éthique chrétienne.
Lors de son message prononcé ce dimanche 01 mars 2026, Joseph Bondo a condamné ce qu’il considère comme des « dérives dangereuses pour l’Église », visant notamment les ministres du culte qui exigeraient de l’argent en échange de prophéties ou de révélations spirituelles. Sans citer explicitement de nom, le responsable de La Borne a appelé à un retour aux fondements bibliques du ministère pastoral.
« La prophétie est un don de Dieu. Elle ne se vend pas et ne s’achète pas », a-t-il martelé devant une assemblée attentive, soulignant que toute forme de marchandisation du spirituel porte atteinte à la crédibilité de l’Église.
Cette prise de position intervient alors qu’une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux alimente depuis plusieurs jours de vives discussions au sein de l’opinion chrétienne congolaise. On y verrait l’évangéliste Claude Kabundi Walesa demander la somme de 100 dollars américains en échange d’une « prophétie express ».
La séquence, massivement partagée et commentée, a suscité indignation et incompréhension parmi de nombreux fidèles, certains dénonçant une instrumentalisation de la foi à des fins financières. D’autres, en revanche, appellent à la prudence et à la contextualisation des faits.
Dans son homélie, le pasteur Joseph Bondo a insisté sur la nécessité pour les serviteurs de Dieu de préserver la sainteté et la crédibilité du ministère pastoral, à l’heure où les critiques à l’encontre des Églises se multiplient dans l’espace public.
Selon lui, la confiance des fidèles repose sur l’intégrité des responsables religieux. « Lorsque l’argent devient la condition d’une bénédiction ou d’une révélation, nous trahissons l’essence même de l’Évangile », a-t-il averti.
Alors que la polémique continue d’enfler sur les plateformes numériques, cette sortie pourrait relancer le débat sur l’encadrement des pratiques religieuses et la régulation du secteur ecclésiastique en République démocratique du Congo.
À ce stade, l’évangéliste Claude Kabundi Walesa ne s’est pas publiquement exprimé pour réagir à la controverse.
HERVÉ KABWATILA






























































