Alors que le monde est confronté à une augmentation des prix des produits pétroliers en raison de la crise sécuritaire au Moyen-Orient, de la fermeture partielle du détroit d’Ormuz et des tensions sur le canal de Suez qui gèrent respectivement 20 % et 10 % de la consommation mondiale de pétrole, le gouvernement central de la RDC a déclaré que le pays détient des stocks suffisants pour répondre à ses besoins jusqu’au mois de juin prochain.
Lors d’un conseil des ministres, la ministre des Hydrocarbures a également souligné que plusieurs navires pétroliers sont attendus dans les semaines à venir pour renforcer les capacités de stockage nationales.
Malgré ces assurances, le spectre d’une hausse imminente des prix pèse sur la province du Haut-Katanga, véritable poumon économique du pays.
Selon Joseph Twite Maloba, président provincial des pétroliers, une pénurie d’essence et de gasoil pourrait survenir d’ici avril ou mai à Lubumbashi.
Cet opérateur économique précise qu’une partie du carburant destiné à l’approvisionnement de la région sud de la RDC transitent par le détroit d’Ormuz.
« Nous avons des stocks, mais ils ne sont pas suffisants, car depuis le début du mois, aucun fournisseur n’accepte de nous livrer du brut pour le mois de mars. Nous nous retrouvons donc avec des stocks datant de février. Cela va beaucoup nous affecter », a-t-il déclaré lors d’une rencontre avec le gouverneur du Haut-Katanga.
Actuellement, certaines provinces de la Grande Orientale et du Kivu sont déjà touchées par la flambée des prix des produits pétroliers.
À Kisangani, le litre d’essence est passé de 3 700 FC à 4 000 francs congolais, soit une augmentation de 8 %.
De même, dans la ville de Beni, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, le prix du litre de carburant à la pompe a grimpé de 3 200 à 4 500 francs congolais.
Face à cette tendance haussière des prix aux frontières, le gouvernement central a validé un plan d’action à court, moyen et long terme. Ce dispositif vise à maintenir la stabilité des prix à la pompe pour la population tout en préservant l’équilibre budgétaire de l’État face à la hausse des cours internationaux.
Mont Carmel NDEO





























































