La situation de l’approvisionnement en carburant dans la capitale congolaise suscite des interrogations, malgré les assurances officielles. Dans un communiqué récent, les autorités ont affirmé qu’« il n’y a pas de pénurie de carburant en République démocratique du Congo ». Pourtant, les observations de terrain dressent un tableau plus nuancé.
Selon le constat réalisé ce mercredi 25 mars 2026 par la rédaction de Foxtime.cd, plusieurs stations-service de Kinshasa connaissent une affluence inhabituelle depuis le début de la semaine. Déjà, lundi 23 mars, quelques heures seulement après la déclaration gouvernementale, de longues files de véhicules ont été signalées dans différents quartiers de la ville, parfois jusque tard dans la nuit, au-delà de 23 heures.
Ces attroupements, inhabituels en période dite « normale », traduisent une certaine fébrilité des automobilistes face à un approvisionnement jugé incertain. « On préfère faire le plein dès qu’on en a l’occasion », confie un conducteur rencontré dans la commune de Limete. Comme lui, de nombreux usagers redoutent une dégradation rapide de la situation.
Pour l’heure, cette tension ne s’est pas encore répercutée sur les tarifs du transport en commun, qui demeurent globalement stables à travers la capitale. Les chauffeurs de taxi et de bus interrogés indiquent continuer à appliquer les prix habituels, bien que certains reconnaissent surveiller de près l’évolution du marché.
« Si le carburant devient difficile à trouver ou plus cher, nous n’aurons pas d’autre choix que d’ajuster les prix », prévient un conducteur de taxi-bus opérant sur l’axe Matete–Gombe.
Du côté des autorités, aucun ajustement officiel des prix du carburant n’a été annoncé à ce stade.Toutefois, l’écart entre les déclarations rassurantes et les scènes observées sur le terrain alimente les spéculations sur une éventuelle hausse imminente.
Dans une ville où le transport en commun dépend fortement du carburant, toute perturbation prolongée de l’approvisionnement pourrait rapidement affecter le coût de la mobilité urbaine, avec des répercussions directes sur le quotidien des Kinois.
En attendant, usagers comme professionnels du secteur restent en alerte, dans l’expectative d’une évolution qui pourrait, à court terme, mettre fin à la stabilité actuelle des tarifs.
HERVÉ KABWATILA




























































