Les États-Unis ont officiellement demandé à la Belgique d’interdire l’entrée sur son territoire aux voyageurs en provenance de la République démocratique du Congo (RDC), dans le cadre des mesures visant à prévenir la propagation de l’épidémie d’Ebola qui sévit actuellement dans certaines régions du pays. L’information a été révélée par plusieurs médias belges et confirmée par l’agence de presse belge Belga.
Selon les informations rapportées, cette requête aurait été transmise au gouvernement belge par l’ambassadeur américain à Bruxelles. Washington cherche à convaincre plusieurs pays européens d’aligner leurs politiques de voyage sur les restrictions déjà appliquées par les autorités américaines à l’égard des personnes ayant récemment séjourné en RDC, en Ouganda ou au Soudan du Sud.
Les États-Unis ont instauré depuis la mi-mai des restrictions temporaires d’entrée pour les voyageurs en provenance des pays touchés par l’épidémie d’Ebola, invoquant la nécessité de protéger leur territoire alors que des millions de visiteurs sont attendus à l’occasion de la Coupe du monde 2026 organisée en Amérique du Nord.
Toutefois, la Belgique ne semble pas disposée à suivre cette recommandation américaine. D’après les médias belges, le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke, privilégie une approche fondée sur les directives de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui ne préconise pas de restrictions générales aux voyages internationaux malgré l’épidémie en cours.
Cette position intervient alors que plusieurs experts en santé publique ont critiqué les mesures de restrictions de voyage imposées par Washington, estimant qu’elles risquent de compliquer les efforts de lutte contre l’épidémie et de décourager l’aide humanitaire internationale.
La RDC fait actuellement face à une résurgence préoccupante de la maladie à virus Ebola, notamment dans les provinces orientales.
Selon les dernières données relayées par l’Organisation mondiale de la santé, l’épidémie liée à la souche Bundibugyo a déjà causé des centaines de cas confirmés et plusieurs dizaines de décès, tandis que les autorités sanitaires poursuivent les efforts de surveillance et de riposte sur le terrain.
Cette nouvelle initiative américaine pourrait raviver le débat sur l’équilibre entre la protection de la santé publique et la liberté de circulation, dans un contexte où les organisations internationales continuent d’appeler à une réponse coordonnée et fondée sur les données scientifiques pour contenir l’épidémie.
HERVÉ KABWATILA





























































