Une séquence vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux provoque une vive émotion au sein de l’opinion publique en République démocratique du Congo. Les images montreraient un médecin en train de maltraiter une patiente lors d’un acte médical à l’hôpital général de référence de Kinkole, situé dans la commune de la Nsele.
Selon plusieurs témoignages relayés en ligne, le praticien, identifié comme David Balanganayi, aurait infligé des violences physiques, verbales et psychologiques à une jeune femme en détresse clinique, avant de procéder à un curetage sans anesthésie apparente. La patiente aurait auparavant subi une fausse couche.
Dans la vidéo largement partagée, on aperçoit un individu présenté comme médecin adopter un comportement jugé brutal envers la patiente, dans un environnement que certains internautes décrivent comme insalubre et dépourvu de conditions techniques adéquates. L’authenticité des images ainsi que le contexte exact des faits n’ont toutefois pas encore été officiellement confirmés par les autorités compétentes.
D’après des sources proches du dossier, le médecin mis en cause évoquerait une situation d’urgence médicale. Il aurait agi, selon ses propos, en l’absence d’un anesthésiste et après le retrait ou l’indisponibilité de ses collègues, affirmant avoir tenté de « sauver une vie » dans des conditions difficiles.
La diffusion de cette vidéo a suscité une vague d’indignation sur les réseaux sociaux, où de nombreux internautes dénoncent une violation grave des règles d’éthique et de déontologie médicale. Plusieurs voix s’élèvent pour réclamer des sanctions exemplaires à l’encontre du praticien et des responsables éventuels.
Certains appellent notamment le ministère de la Santé publique à suspendre le médecin concerné et à engager des poursuites disciplinaires, tandis que d’autres sollicitent l’ouverture d’une enquête judiciaire.
Un internaute, cité parmi de nombreuses réactions, exprime son indignation en ces termes :
« Ce que nous voyons est inhumain, révoltant et totalement inacceptable. Aucun contexte ne peut excuser une telle barbarie dans un lieu censé protéger la vie et la dignité humaine. »
À ce stade, aucune communication officielle détaillée n’a encore été publiée par les autorités sanitaires ou judiciaires concernant cette affaire. L’hôpital général de référence de Kinkole ne s’est pas non plus exprimé publiquement.
De son côté, le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), Christian Bosembe s’est dit choqué par ces images. Selon lui, ces actes d’une « gravité extrême » heurte frontalement la dignité humaine ainsi que les principes les plus élémentaires de l’éthique médicale.
« En tant qu’autorité de régulation, notre responsabilité porte sur la circulation de ce contenu. Nos équipes sont d’ores et déjà mobilisées pour identifier l’auteur de la captation et de la mise en ligne de cette vidéo. Celui qui filme, expose et diffuse de telles images porte une responsabilité directe et devra en répondre », a-t-il déclaré, tout en appelant les autorités judiciaires à se saisir de ces faits.
Cette situation relance le débat sur les conditions de travail dans les structures hospitalières publiques en RDC, notamment le manque d’équipements, de personnel spécialisé et les défis liés à la prise en charge des urgences médicales.
HERVE KABWATILA





























































