Le gouvernement de la RDC intensifie la lutte contre la violation du Code du travail, afin de mettre fin à l’« anarchie » dans le secteur professionnel.
Dans ce cadre, le ministre de l’Emploi et Travail, Ferdinand Massamba Wa Massamba poursuit sa mission d’inspection des conditions de travail auprès des entreprises basées dans le Haut-Katanga.
Après Lubumbashi, le ministre a étendu ses investigations vers la ville de Likasi. Au cours de cette descente, il s’est rendu à la société minière à capitaux chinois Kaipeng Mining (KPM) où il a relevé des manquements graves au respect du Code du travail.
À l’issue de cette visite, Ferdinand Massamba Wa Massamba a déclaré que le constat était « amer sur tous les plans ». Il a déploré des mauvaises conditions de travail imposées à des travailleurs congolais sans contrat.
Face à ces violations, le ministre a ordonné une régularisation immédiate. Selon lui, la situation du personnel congolais doit être mise en conformité par la signature de premiers contrats de travail.
De plus, Ferdinand Massamba Wa Massamba a révélé qu’à Kaipeng Mining, aucun de plus de 1300 travailleurs et qu’aucun d’eux n’avait signé un contrat de travail. Il a précisé que la mise en place de cette démarche de contractualisation avait seulement commencé à la suite de son instruction.
De leur côté, les travailleurs ont exprimé leur satisfaction après la signature des contrats.
« Je suis très satisfait, très content. C’est la toute première fois que moi, en tant que jeune, je suis à Kaipeng Mining. C’est aujourd’hui qu’on vient à peine de signer le contrat. Je dis merci à notre président de la République », a déclaré l’un d’eux, saluant l’action du gouvernement pour la garantie d’un travail décent.
Le ministre de l’Emploi et Travail a également annoncé le déploiement imminent d’une équipe d’inspecteurs afin d’assurer le suivi et la continuité de la procédure.
« Nous appelons toutes les entreprises qui vont nous suivre à se rallier à la vision de la République et au respect des lois et des règles. Dans tous les pays du monde, il y des lois et des règles qu’il faut respecter » , a-t-il conclu.
La Rédaction































































