Le gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) a officialisé la mise en œuvre, à partir d’avril 2026, d’un dispositif d’accueil temporaire de ressortissants de pays tiers expulsés des États-Unis, dans le cadre d’un partenariat avec Washington, tout en insistant sur le caractère transitoire de la mesure et sans en révéler les détails financiers ou logistiques complets.
Kinshasa a précisé que ces migrants, qui ne sont pas de nationalité congolaise, ne feront que transiter par la RDC le temps que leur situation soit régularisée vers d’autres destinations. Il ne s’agit pas, selon le gouvernement, d’une relocalisation durable.
Le gouvernement congolais affirme que l’accueil, l’encadrement et la prise en charge de ces personnes seront entièrement financés par les États-Unis, sans coût pour le trésor public congolais.
Le dispositif, débuté il y a quelques jours, prévoit l’hébergement des arrivants dans des sites sélectionnés à Kinshasa sous encadrement administratif et sécuritaire.
Des voix au sein de la société civile congolaise s’alarment du manque de transparence, dénonçant un accord conclu sans consultation du Parlement ni de la population. Des rapports indiquent que les personnes concernées (environ 37 à 45 personnes selon certaines sources) seraient des ressortissants d’Amérique latine, tels que du Venezuela, de la Colombie ou du Pérou.
Cet accord s’inscrit dans un contexte plus large de renforcement des relations stratégiques entre la RDC et l’administration américaine, englobant des discussions sur la sécurisation des minerais critiques.
JAMES KABWE































































