La 87ᵉ réunion du Conseil des ministres de la République démocratique du Congo qui s’est tenue mercredi 15 avril 2026 au Palais de la Nation à Kinshasa, sous la présidence du Chef de l’État, Félix Tshisekedi. À l’issue de cette séance, le gouvernement a annoncé la tenue prochaine d’un conseil interministériel consacré aux infrastructures, prévu entre la fin avril et la première quinzaine de mai 2026.
Selon le compte rendu officiel, cette initiative intervient dans un contexte marqué par d’importants investissements publics réalisés au cours des douze dernières années. Une proportion significative de ces projets, bien que techniquement et financièrement achevés, reste toutefois non opérationnelle, parfois depuis plusieurs années.
« Le Premier Ministre a annoncé la tenue, entre la fin du mois d’avril 2026 et la première quinzaine du mois de mai 2026, d’un Conseil interministériel consacré aux infrastructures. Cette initiative répond, selon lui, à une situation marquée par des investissements publics si- gnificatifs au cours des douze dernières années, dont une part importante, techniquement et financièrement achevée, demeure non mise en service, parfois depuis des années. Après en avoir identifié les causes, il a estimé que ces actifs dits « dormants » constituent un gaspillage financier et social, mais également un véritable potentiel de valorisation, notamment par des mécanismes de recyclage tels que la cession de droits d’usage, la concession, le bail em- phytéotique ou le partenariat public-privé, permettant de mobiliser de nouvelles ressources d’investissement. » Lit-on dans le compte rendu de la 87eme conseil des ministres présidé par le président Félix Tshisekedi Tshilombo mercredi 15 avril dernier à Kinshasa.
Le Premier ministre a souligné que ces infrastructures dites « dormantes » représentent à la fois un manque à gagner pour l’économie nationale et un frein au développement social. « Ces actifs constituent un gaspillage financier et social », a-t-il déclaré, tout en mettant en avant leur potentiel de valorisation.
Pour remédier à cette situation, le gouvernement envisage plusieurs mécanismes de gestion et de relance. Parmi les pistes évoquées figurent la cession de droits d’usage, les concessions, les baux emphytéotiques ainsi que les partenariats public-privé (PPP). Ces dispositifs devraient permettre non seulement de remettre en service les infrastructures concernées, mais aussi de mobiliser de nouvelles ressources pour l’investissement.
Ce futur conseil interministériel se veut ainsi un cadre de coordination stratégique entre les différents ministères impliqués, afin d’identifier les blocages structurels, administratifs et financiers à l’origine de l’inexploitation de ces infrastructures.
Dans un pays confronté à de nombreux défis en matière de routes, d’énergie et d’équipements publics, cette initiative est perçue comme une étape importante vers une meilleure gouvernance des investissements publics et une optimisation des ressources existantes.
Les conclusions de ces assises sont attendues avec attention, alors que les besoins en infrastructures demeurent cruciaux pour soutenir la croissance économique et améliorer les conditions de vie des populations en République démocratique du Congo.
HERVÉ KABWATILA































































