Le ministre des Postes et Télécommunications, José Mpanda a réaffirmé ce lundi 27 avril, l’engagement du gouvernement à répondre aux difficultés qui freinent le développement dans le domaine des services postaux et des télécommunications.
Dans son allocution, le ministre indique avoir mené des consultations auprès de principaux acteurs notamment les opérateurs publics et privés, les partenaires techniques et financiers, les organisations sous-régionales, régionales et internationales, les scientifiques, les startups et la FEC, afin de poser un diagnostic, d’identifier les défis et de proposer une feuille de route « ambitieuse et réaliste ».
À l’issue de cette analyse, il a décelé des défis liés à la fracture numérique, la faible couverture nationale, la mauvaise qualité des services, ainsi qu’aux contradictions dans le cadre légal et réglementaire.
Selon lui, le secteur n’est plus seulement un outil, mais un levier de transformation économique et sociale, inscrit dans une vision de digitalisation de la RDC à l’horizon 2030.
Pour y parvenir, José Mpanda a plaidé pour la modernisation des services et la revisitation du cadre légal et réglementaire ; la lutte contre la fracture entre zones urbaines et rurales, l’amélioration de la couverture et de la qualité, ainsi que la clarification du cadre réglementaire et l’amélioration du climat des affaires.
« Les technologies de l’information et de la communication sont reconnues comme moteurs de développement socio-économique capables de transformer en profondeur notre société. Cette ambition nous place au cœur d’un double débat: concernant le secteur postal, nous retenons la revisitation du cadre légal et réglementaire, la modernisation des services, la relance des activités économiques, comme la banque postale, la boîte postale et le code postal, la valorisation du bâtiment foncier et immobilier de la société congolaise de postes et télécommunications », a-t-il expliqué.
Le ministre a annoncé que ces États généraux aboutiront à un pacte comportant cinq piliers : relance et modernisation du postal, connectivité des 145 territoires, réduction de la facture numérique”, digitalisation du pays en 2030, et élargissement de la chaîne fiscale.
« S’agissant des télécommunications, nous notons la fracture numérique entre les zones urbaines et rurales, l’insuffisance des infrastructures, la faible couverture nationale, la mauvaise qualité des services de télécommunications [ cette qualité décriée d’ailleurs par votre haute autorité à plusieurs reprises], les contradictions légales et réglementaires, la nécessité d’attirer davantage l’investissement privé et surtout la problématique du climat des affaires », a-t-il ajouté.
Organisés sous le thème « Postes et télécommunications, vecteurs de développement et de la croissance économique », les travaux ambitionnent de créer un espace de discussion entre les parties prenantes de l’écosystème : administration du ministère, opérateurs publics et privés, équipementiers, partenaires techniques et financiers, chercheurs, startups et organisations sous-régionales, régionales et internationales.
Mont Carmel NDEO






























































