Le président américain Donald Trump a éludé, lors d’une prise de parole publique, une question relative à un éventuel transfert de ressortissants afghans en République démocratique du Congo (RDC) dans le cadre d’un accord migratoire entre les deux pays.
Interrogé par la presse américaine, le chef de l’État a indiqué ne pas disposer d’informations à ce sujet.
« Je ne sais pas, je dois vérifier », a laconiquement déclaré Donald Trump, en réponse à la question.
Ces derniers jours, plusieurs médias américains ont affirmé que l’administration Trump envisage de transférer jusqu’à 1 100 Afghans vers la RDC.
Actuellement bloqués au camp d’As Sayliyah à Doha (Qatar), ces ressortissants sont parmi les principaux alliés des États-Unis pendant la guerre en Afghanistan.
Bien que le président américain ait choisi de ne pas répondre directement, les personnes concernées ont clairement exprimé leur refus d’être envoyées en RDC.
« Nous le disons clairement : nous ne voulons pas aller en RDC. Nous n’y avons pas de famille. Nous n’y parlons pas la langue. Nous n’y avons aucun statut légal. C’est un pays en proie à sa propre guerre. Nous avons déjà assez souffert. Nous ne pouvons pas emmener nos enfants dans un autre conflit. Nous ne pouvons pas non plus retourner en Afghanistan : les talibans tueraient beaucoup d’entre nous pour ce que nous avons fait pour les États-Unis », ont-elles déclaré.
En RDC, ce partenariat divise la classe politique. L’opposition dénonce une obstination du gouvernement, tandis que le pays fait face à sa propre crise humanitaire, marquée par plusieurs millions de déplacés internes.
De son côté, la cheffe du gouvernement, Judith Suminwa a affirmé que la RDC « rend service aux États-Unis ».
Pour l’heure, un premier groupe de migrants expulsés des États-Unis est déjà arrivé à Kinshasa. Hébergés à plus de 20 km du centre-ville, ils sont originaires de pays d’Amérique latine, dont la Colombie, le Pérou et l’Équateur.
Mont Carmel NDEO































































