La recrudescence de l’insécurité dans la capitale congolaise continue d’inquiéter. Dans la nuit du lundi 4 au mardi 5 mai 2026, une attaque d’une rare ampleur a visé une paroisse de la 23ᵉ Communauté évangélique du Congo (EMM), située dans la commune de N’djili, au quartier 5. C’est à travers cette vidéo de plus de 2 minutes dont une copie consultée par la rédaction de Foxtime.cd ce mercredi 06 mai 2026.
Selon plusieurs témoignages concordants, plus de cinquante individus armés ont fait irruption dans l’enceinte de la paroisse, semant la terreur parmi les fidèles, les malades et le personnel soignant. Les assaillants ne se sont pas limités au lieu de culte : ils ont également investi le centre de santé rattaché à la paroisse, accédant jusqu’au bloc opératoire, à la maternité et à la pharmacie.
Cette incursion, survenue en pleine nuit, a plongé les habitants du quartier dans une psychose généralisée, révélant une fois de plus la vulnérabilité des infrastructures sociales face à la montée de la criminalité urbaine à Kinshasa.
Le bilan de cette attaque est lourd. Outre d’importants biens matériels emportés dont des téléphones portables et une somme estimée à plus de 5 000 dollars américains —, un drame humain est venu alourdir la situation. Le responsable de la paroisse témoigne avec émotion :
« Nous avons perdu un enfant de moins d’un an ici au centre de santé. Ils ont volé des téléphones portables, plusieurs sacs de femmes et plus de 5 000 dollars américains qui étaient à l’église. Ils étaient nombreux, plus de 50 personnes, et tous armés. »Une femme venue accoucher a également été touchée par cette tragédie. Elle relate :
« J’étais venue accoucher. Quelques minutes après la naissance, j’ai appris que mon bébé est mort, suite au traumatisme causé par ce qu’ils ont fait ici au centre hospitalier. »
Présents sur les lieux après les faits, le député national Gaborian Mboma, élu de Tshangu, et le bourgmestre Papy Mbumba Ngaliema ont exprimé leur indignation. Ils ont promis de saisir les autorités compétentes afin que des mesures soient prises rapidement.
Les responsables locaux affirment avoir déjà engagé des démarches auprès des instances judiciaires pour identifier et interpeller les auteurs de cette attaque, tout en appelant à une réponse ferme de l’État.
Cet incident s’inscrit dans un contexte plus large de montée de l’insécurité à Kinshasa, où les cas de cambriolages, d’attaques nocturnes et de banditisme urbain se multiplient ces derniers mois. Les quartiers périphériques, souvent moins sécurisés, semblent particulièrement exposés.
Face à cette situation, de nombreuses voix s’élèvent pour réclamer un renforcement des dispositifs sécuritaires, notamment autour des infrastructures sensibles telles que les églises, les écoles et les centres de santé.
Alors que les habitants de N’djili tentent de se remettre de ce choc, la question de la sécurité publique reste plus que jamais au centre des préoccupations. L’efficacité des réponses institutionnelles dans les jours à venir sera déterminante pour restaurer la confiance des citoyens et prévenir de nouvelles tragédies.
Il faut signaler que, depuis quelques temps, plusieurs églises à travers la ville province de Kinshasa notamment celles de Catholiques sont actuellement victimes des attaques des hommes armés malgré les multiples dénonciations de la population kinoise et des hommes de Dieu. L’état congolais semble oublié son devoir de sécuriser ces derniers.
HERVÉ KABWATILA





























































