La situation sécuritaire demeure préoccupante dans la ville-province de Kinshasa, où une recrudescence d’attaques visant notamment des lieux de culte alimente l’inquiétude des habitants. Dernier épisode en date : l’agression de la paroisse Saint Théophile, située dans la commune de Kimbanseke, qui a conduit à l’interpellation de treize présumés bandits par la Police nationale congolaise (PNC) dans la nuit du mardi à mercredi 06 mai 2026.
Selon les autorités, ces individus sont soupçonnés d’avoir pris part aux violences perpétrées dans la nuit du 4 avril ainsi que dans celle du 1er mai. Lors de ces incursions, les assaillants auraient agressé le curé de la paroisse avant de s’emparer de plusieurs biens de valeur. Leur passage a également été marqué par des attaques ciblant des habitations et des commerces environnants, faisant plusieurs blessés parmi la population.
Le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemin Shabani, a confirmé que les suspects ont été déférés devant les juridictions compétentes. Ils devront répondre de faits d’association de malfaiteurs, de vol qualifié et de coups et blessures.
Au-delà de cet incident, les milieux religieux semblent devenir des cibles récurrentes pour les groupes criminels opérant dans la capitale congolaise. Dans la commune de N’djili, la paroisse EMM a également été attaquée récemment par des hommes armés, qui ont emporté divers biens matériels.
Cette multiplication d’attaques contre des institutions religieuses, traditionnellement perçues comme des espaces sûrs, accentue le sentiment d’insécurité parmi les fidèles et les riverains.
Face à cette situation, plusieurs voix s’élèvent pour exiger un renforcement des dispositifs sécuritaires dans les quartiers périphériques de Kinshasa, souvent confrontés à une présence policière jugée insuffisante. Les habitants de Kimbanseke, en particulier, réclament des patrouilles régulières et une réponse rapide des forces de l’ordre en cas d’alerte.
Si l’arrestation des treize suspects est perçue comme un signal fort envoyé par les autorités, de nombreux observateurs estiment qu’elle ne suffira pas à elle seule à enrayer durablement le phénomène. La lutte contre l’insécurité urbaine dans la capitale congolaise passe également par des actions structurelles, notamment en matière de prévention, de renseignement et de justice.
HERVÉ KABWATILA




























































