Cité a comparaître dans le cadre de l’affaire de détournement présumé de fonds du Fonds de réparation des victimes des violences sexuelles et des crimes contre l’humanité (FRIVAO), l’ancien ministre de la Justice et de la Garde des sceaux de la République démocratique du Congo Constant Mutamba, ne s’est pas présenté à l’audience invoquant des raisons de santé.
La cour d’appel de Kinshasa/Gombe a jugé sa comparution indispensable et renvoyé la cause au 19 mai pour permettre son audition à la barre bloquant ainsi l’instruction de la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe.
Cette comparution fait suite à une instruction ouverte après l’audience du 30 avril dernier et s’inscrit dans la poursuite des investigations concernant des décaissements jugés irréguliers. Au cœur de l’affaire se trouvent des paiements estimés à plus de 50 millions de dollars américains, effectués sans l’obtention préalable de l’avis de non-objection de la Direction générale du contrôle des marchés Publics (DGCMP). Cette procédure est pourtant une étape cruciale pour garantir la transparence et la légalité des dépenses publiques.
Selon les informations recueillies, le directeur général ad intérim du FRIVAO aurait affirmé avoir exécuté ces décaissements sur instruction, parfois verbale, de l’ancien garde des Sceaux, Constant Mutamba. Les sociétés bénéficiaires de ces fonds auraient également reconnu avoir été payées avant le respect des procédures établies.
L’ex-PCA, Bernard Kalombola, a récemment accusé directement M. Mutamba d’être impliqué dans ce détournement, impliquant son parti politique.
Le ministère public attend de Constant Mutamba des éclaircissements sur la base légale de ces paiements et sur son rôle exact dans la chaîne de décisions ayant conduit à ces transactions. Cette affaire met en lumière les défis persistants en matière de gouvernance et de lutte contre la corruption en République Démocratique du Congo.
JAMES KABWE





























































