Les opérations de démolition de constructions dites anarchiques à Kinshasa ont suscité des réactions de la part du Président Félix Tshisekedi lors du dernier conseil des ministres. Bien qu’il soutienne le principe de ces démolitions pour restaurer l’ordre urbain et prévenir les inondations, il a dénoncé le non-respect des procédures, notamment l’absence d’indemnisation préalable et la violation des droits des occupants, y compris ceux détenant des documents réguliers.
Félix Tshisekedi a réaffirmé son soutien aux démolitions des constructions en zones non aedificandi le 6 mai 2026, tout en exigeant que les opérations soient encadrées strictement par la loi et précédées de procédures de dédommagement.
Félix Tshisekedi a instruit le gouvernement et l’Hôtel de Ville d’agir avec plus de rigueur et a réclamé un rapport détaillé sous 20 jours sur la conduite de ces opérations.
Il y a lieu de rappler que, les démolitions menées par le gouvernement provincial, notamment celles du début de l’année 2026, ont été critiquées pour avoir été effectuées sans préavis suffisant ni accompagnement des populations.
Des cas ont montré que des personnes détenant des documents officiels de l’État se sont retrouvées sans logement, suscitant la saisine de la Cour constitutionnelle par des organisations de la société civile, comme la Coalition DESC.
Le ministre provincial des Infrastructures, Alain Tshilungu, a indiqué en 2025 que l’indemnisation n’est pas envisagée pour toutes les constructions anarchiques, particulièrement celles dont les titres ont été obtenus illégalement.
Les démolitions se poursuivent en 2026, notamment pour la construction d’infrastructures modernes et le dégagement des emprises publiques, comme constaté en mars à N’djili et en février à Gombe.
JAMES KABWE





























































