la région du Katanga est secouée par de vives tensions sociales suite à la diffusion d’une vidéo montrant un pasteur tenant des propos jugés incendiaires à l’égard de la communauté locale. Ce discours, qui s’inscrit dans un contexte de débat sur la révision constitutionnelle, a suscité une vague d’indignation et de craintes de nouveaux affrontements ethniques.
La vidéo, largement relayée sur les réseaux sociaux, montre un homme de Dieu s’attaquant aux Katangais qui s’opposeraient au changement de la constitution. Ces déclarations sont perçues par beaucoup comme une provocation directe et une incitation à la haine tribale.
De nombreux observateurs déplorent le « silence radio » ou l’inaction des figures d’influence locales et nationales pour apaiser la situation et promouvoir la cohésion. Ce mutisme est ressenti comme un vide de leadership face au risque de dérive communautaire.
Face à l’escalade des messages de haine, le gouverneur du Haut-Katanga a été contraint d’interdire les marches et manifestations jusqu’à nouvel ordre pour éviter tout débordement violent.
Ces tensions surviennent dans une zone déjà fragilisée par des conflits miniers et des interpellations récentes de notables (comme Francine Nkulu ou Raphaël Mututa), ce qui accentue le sentiment de discrimination et d’insécurité au sein de la population.
Face à la montée des discours de haine, l’Assemblée provinciale a récemment entamé des discussions sur le « vivre ensemble » avec des délégations internationales et des confessions religieuses pour tenter d’apaiser la situation.
Des organisations de la société civile continuent d’alerter sur la multiplication des interpellations de notables locaux et sur la nécessité de collecter et dénoncer systématiquement les discours de désinformation et de haine tribale.
JAMES KABWE




























































