L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo traverse une nouvelle crise sociale. À la suite d’une grève sèche observée par une partie du personnel administratif, la présidence de l’institution a décidé, vendredi 8 mai 2026, d’interdire l’accès au Palais du Peuple aux agents concernés, selon plusieurs sources internes.
Cette décision intervient dans un contexte marqué par des revendications sociales portant notamment sur les conditions de travail, le paiement de certains avantages sociaux ainsi que l’amélioration du cadre professionnel des agents administratifs de la chambre basse du Parlement.
D’après des informations recueillies auprès de sources proches de l’administration parlementaire, le mouvement de grève aurait entraîné une perturbation partielle des services administratifs de l’institution. Face à cette situation, la direction de l’Assemblée nationale aurait opté pour une réponse jugée ferme afin de préserver l’ordre interne et garantir la continuité des activités parlementaires.
Dans une communication interne consultée par plusieurs médias locaux, la présidence de l’institution aurait justifié cette mesure par la nécessité d’éviter tout blocage susceptible de perturber les travaux législatifs en cours au Palais du Peuple.
Cette interdiction d’accès suscite déjà de nombreuses réactions dans les milieux politiques et syndicaux. Plusieurs observateurs estiment qu’une telle mesure pourrait accentuer les tensions entre l’administration parlementaire et les travailleurs grévistes.
D’autres considèrent toutefois qu’elle vise avant tout à assurer le fonctionnement régulier de l’Assemblée nationale dans un contexte social délicat.
Du côté des agents administratifs, plusieurs voix dénoncent une décision qualifiée de « répressive » et réclament l’ouverture rapide d’un dialogue social. Des représentants syndicaux affirment maintenir leurs revendications et préviennent que d’autres actions pourraient être envisagées si aucune solution concrète n’est trouvée dans les prochains jours.
Cette crise intervient alors que plusieurs institutions publiques congolaises font face à des tensions sociales liées aux conditions de travail et aux revendications salariales. Pour l’heure, aucune annonce officielle n’a été faite concernant une éventuelle rencontre entre les responsables de l’Assemblée nationale et les représentants des travailleurs.
En attendant un compromis, les activités parlementaires se poursuivent dans un climat de forte tension au sein du Palais du Peuple, où les regards restent tournés vers une possible sortie de crise.
HERVÉ KABWATILA




























































