Le président français, Emmanuel Macron a vanté le rôle stratégique de la République démocratique du Congo au sein de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).
Dans son allocution lors de l’inauguration du nouveau campus de l’Université Senghor d’Alexandrie en Égypte, le Chef de l’Etat français a affirmé que l’épicentre de la langue française est sur le bassin du fleuve Congo et pas sur les quais de la Seine, une voie du 19e arrondissement de Paris.
« La francophonie se pense et se vit dans le multilinguisme. Nous avons tous nos langues d’origine, de naissance, nos langues qu’on appelle maternelles. Mais le français, grâce à la francophonie, est devenu une langue hospitalière, prise par d’autres, réinventée. C’est ce qui fait que la langue française, grâce à ce qu’est la francophonie, est une langue où le français de l’académie se bouscule avec le wolof, le haïtien, le congolais, l’anglais et tant et tant de langues. Et ces mots voyagent parce que cette langue voyage.
Et je l’ai souvent rappelé, l’épicentre aujourd’hui de la langue française est sur les bassins du fleuve Congo. Elle n’est pas sur les quais de la Seine. Parce que c’est là qu’il y a le plus de locuteurs. Et donc, ce projet de la francophonie, c’est celui que vous faites vivre », a déclaré Emmanuel Macron en présence des autorités égyptiennes et de l’actuelle secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo.
Pour le président Macron, l’inauguration du nouveau campus de l’Université Senghor témoignage l’engagement remarquable de l’Égypte en faveur de la francophonie.
L’affirmation du Président Emmanuel Macron intervient à six mois des élections au poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) qui se tiendront au Cambodge.
Lors de sa dernière visite à Kinshasa, la ministre déléguée chargée de la Francophonie et des partenariats internationaux de la France, Éléonore Caroit a encouragé la RDC à jouer « pleinement » son rôle au sein de la Francophonie.
« L’important pour nous, c’est que la RDC joue pleinement son rôle au sein de la Francophonie. Nous avons encore beaucoup à faire pour promouvoir la langue française et les valeurs qui nous unissent. Nous savons que la RDC est très attachée au multilatéralisme. Nous avons d’ailleurs discuté des résolutions au sein des Nations Unies et de votre place en tant que membre du Conseil de sécurité pour deux ans. L’OIF est une institution très importante, et nous espérons que la RDC pourra également y jouer son rôle », avait-elle déclaré.
En réponse, Kinshasa a présenté sa candidature au poste de secrétaire général de l’OIF soulignant que l’avenir de l’organisation se joue en RDC, deuxième pays francophone au monde en termes de locuteurs, avec une grande partie de ses plus de 100 millions d’habitants utilisant le français.
Membre de l’OIF depuis 1977, la RDC, principal réservoir de locuteurs francophones pour l’avenir entend jouer sa partition.
Dans ce contexte, Juliana Amato Lumumba a été choisie par les autorités congolaises pour briguer le secrétariat général face à la rwandaise, Louis Mushikiwabo, candidate pour un troisième mandat.
Mont Carmel NDEO





























































