Face à la dégradation avancée des infrastructures routières dans la capitale congolaise, le gouvernement a annoncé la reprise immédiate des travaux de réhabilitation de l’avenue Kianza, dans la commune de Ngaba. Cette décision intervient après plusieurs appels de détresse lancés par les habitants confrontés à l’état critique de cette voie stratégique.
À peine rentré de Kampala, le ministre des Infrastructures et Travaux Publics, John Banza Lunda, s’est personnellement rendu samedi 16 mai 2026 sur le site pour constater l’ampleur des dégâts. Cette descente fait suite aux instructions du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, soucieux d’accélérer la réhabilitation des axes routiers jugés prioritaires dans la ville de Kinshasa.
L’avenue Kianza constitue une artère essentielle reliant plusieurs communes à la Route Université. Son état de délabrement avancé perturbait fortement la circulation, provoquant embouteillages, difficultés d’accès et dégradation des conditions de mobilité des riverains.
À l’issue de sa visite, le ministre a ordonné la reprise immédiate des travaux avec un délai d’exécution fixé à 45 jours. Selon les autorités, le chantier sera désormais exécuté en chaussée rigide en béton armé afin de garantir une meilleure durabilité de l’ouvrage et de limiter les dégradations précoces observées sur certaines routes urbaines.
Le coût initial du projet était estimé à 2,9 millions de dollars américains, dont 1,70 million déjà décaissés.Toutefois, après réévaluation technique, l’enveloppe budgétaire a été portée à 4,3 millions USD afin d’intégrer plusieurs travaux connexes nécessaires à la stabilisation complète de l’axe.
L’exécution des travaux sera assurée par l’Office des Voiries et Drainage (OVD). Les autorités annoncent également la mise en place d’un mécanisme de suivi citoyen ainsi que des rotations accélérées sur le chantier pour respecter les délais annoncés.
Un premier bilan de l’avancement des travaux est attendu à la mi-juillet, période à laquelle le gouvernement espère voir cette infrastructure redevenir pleinement praticable pour les usagers.
HERVÉ KABWATILA




























































