Face à la résurgence du variant Bundibugyo, le professeur Jean-Jacques Muyembe affiche une position mêlant réalisme critique et confiance. S'il a exprimé sa colère face au retard de détection de l'épidémie en Ituri, il rassure sur les capacités de la RDC à circonscrire le virus. Le célèbre épidémiologiste a déploré que la maladie ait pu circuler et tuer pendant des semaines dans la province de l’Ituri (foyer principal) avant qu’une alerte sérieuse ne soit donnée.
Cette souche, qui a déjà causé des décès suspects et des dizaines de cas, affiche un taux de létalité généralement inférieur à 50%, ce qui la rend moins agressive que la souche Zaïre qui peut atteindre plus de 80% de mortalité.
Le Dr Muyembe invite la population à ne pas céder à la panique. Bien qu’il n’y ait pour l’instant ni vaccin ni traitement approuvé ciblant spécifiquement ce variant, il rappelle que les médecins maîtrisent la prise en charge symptomatique et que des études sont en cours pour identifier rapidement des candidats vaccins prometteurs.
La fin de cette crise sanitaire dépendra avant tout des méthodes classiques de santé publique. Il préconise l’isolement strict des malades, une surveillance active, la recherche des contacts et le respect des gestes barrières.
JAMES KABWE




























































